Pourquoi pratiquer la gratitude au quotidien ?

Pourquoi pratiquer la gratitude au quotidien ?


Chaque jour, il est important de prendre du temps pour soi, d’être plus conscient du moment présent quel qu’il soit, et d’intégrer la pensée positive et la gratitude pour tendre vers le bonheur. 

De nombreuses études dans le domaine des neurosciences montrent que la gratitude pourrait bien être la voie pour en finir avec nos insatisfactions, nos peurs et nos croyances, pour enfin savourer nos relations, la vie et ses petits miracles quotidiens. Selon une étude [1], les personnes pratiquant en conscience la gratitude quotidiennement durant 10 semaines, en sont ressorties 25% plus heureuses et plus optimistes pour leur avenir, et réalisaient 1,5 heures d’exercices supplémentaires par semaine, que les groupes témoins.

« La gratitude peut transformer votre routine en jours de fête. » William Arthur Ward

Qu’est-ce que la gratitude ?

De nombreuses définitions existent. On pourrait la définir comme étant l’appréciation de ce qui a de la valeur et qui a du sens pour soi-même ; comme un état général de reconnaissance pour quelque chose qui nous est subjectif. Le Père Pascal Ide, prêtre de la communauté de l’Emmanuel, docteur en médecine, en philosophie et en théologie et auteur de l’ouvrage « Puissance de la gratitude » va plus loin dans cette définition et distingue trois phases successives et inhérentes à la gratitude :

  1. La phase cognitive : reconnaître un don gratuit ;
  2. La phase affective : être touché émotionnellement par ce don ;
  3. La phase active : poser un acte en retour.

La pratiquer régulièrement stimule l’hypothalamus, une glande située dans le cerveau, qui produit de la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans la prise de plaisir, la motivation nécessaire à la réalisation d’actions ou de comportements adaptés permettant à l’individu de survivre (recherche de nourriture, reproduction, etc.).  Pratiquer la gratitude permet également d’augmenter le taux de sérotonine dans l’organisme, un neurotransmetteur principalement synthétisé dans nos intestins (d’où l’importance d’une bonne hygiène intestinale !), impliqué dans la gestion des humeurs et appelé « hormone du bonheur ». Pratiquer la gratitude contribue à améliorer son bien-être [2] de manière durable.

Pratiquer la gratitude permettrait également de favoriser un meilleur sommeil [3], de réduire les risques de dépression, et d’augmenter la longévité par l’augmentation des émotions positives[4],[5] au quotidien.

Les bienfaits de la gratitude sont donc multiples : sur le corps, le psychisme, l’esprit et sur la relation à l’autre.

« Le bonheur consiste à désirer ce qu’on possède, et non à avoir ce qu’on désire. » Saint Augustin

Comment pratiquer la gratitude au quotidien ?

  1. Dites merci

« Merci » : un tout petit mot de 5 lettres d’une puissance insoupçonnée. D’après le professeur de psychologie Robert Emmons, de l’université de Californie, aux États-Unis, ce mot peut radicalement changer nos vies. Bien évidemment, nous ne parlons pas des mercis lancés machinalement sans aucun intention, pour une porte tenue ou une salière tendue; mais bien des mercis sincères, intentionnés et conscients. Remercier et féliciter quelqu’un génère chez ce dernier une sécrétion de dopamine, un neurotransmetteur à la source d’émotions telles que le plaisir, la satisfaction et le bien-être. Cette substance, nécessaire à la régulation du système nerveux et fortement addictive, conditionne beaucoup de nos actions et donc nos comportements bienveillants envers les autres. C’est un cercle vertueux, plus nous sommes reconnaissants, plus les personnes qui nous entourent sont aimables et plus nous avons de raisons d’être reconnaissant !

  1. Pratiquer les 3 belles choses de la journée

Refermez votre journée en listant les 3 belles de votre journée pour entraîner votre mental à voir le positif de toute situation. Que votre journée se soit bien passée ou qu’elle ait été affreuse, il y a toujours la possibilité de faire ressortir 3 belles choses : un moment partagé, un regard échangé, un sourire chaleureux reçu, un projet réussi, le chant d’un oiseau, un coucher de soleil, un livre lu, un temps de pause au soleil, un mot gentil de la part d’un des collaborateurs, etc. Faites-le en famille pour partager un moment ensemble le soir, et vous racontez votre journée. C’est aussi une façon pour les enfants d’apprendre à mettre des mots sur leurs émotions, et à pratiquer dès le plus jeune âge la pensée positive. Vous pouvez aussi tenir un journal quotidiennement pour lister ces belles choses.

  1. Pratiquer la pleine conscience au quotidien

Tout au long de votre journée : faites de votre mieux pour être au maximum présent à chaque instant. Trouvez des moments pour être en contact avec les éléments vitalogènes (marchez dehors pour être en contact avec la lumière et vous oxygéner, idéalement en pleine nature) ; Faites des temps des coupures de quelques minutes régulièrement, pour octroyer un temps de pause à votre mental ; Prenez le temps de manger en conscience, de bien mastiquer pour sentir les saveurs et les textures et comment elles évoluent ; Soyez attentif à l’eau qui coule sur vous sous la douche (sa chaleur, sa douceur, le débit, etc.) et quelles sensation cela vous procure ; Bref, soyez dans la contemplation du monde qui vous entoure, pensez à « être » plutôt que à « faire » propre à notre société de consommation qui nous aliène complètement.

« Je ne perds jamais de vue que le seul fait d’exister est une chance. » Katherine Hepburn

  1. Communiquer vos émotions

Communiquez autant que possible et exprimez vos émotions tant positives que négatives (toujours avec bienveillance et non jugement) pour éviter tout blocage énergétique interne. Car « Tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime ».

Dites toujours aux personnes qui comptent pour vous que les aimez, et pourquoi. Vous pouvez le faire au moment qui vous semble opportun ou écrire une lettre de gratitude pour prendre le temps de peser vos mots, de bien les choisir, de revenir sur des souvenirs, les émotions et sentiments associés, etc. Vous pouvez alors l’envoyer à la personne concernée ou alors mieux, la lui donner en main propre. Vous vous sentirez bien d’avoir communiquer et la personne en face sera heureuse de recevoir vos doux mots !

« La vie t’a offert 86,400 secondes aujourd’hui. En as-tu utilisé une seule pour dire merci ? » William Arthur Ward

Alors, prêt à pratiquer la gratitude au quotidien ? 

 

Sources :

[1] « Counting blessings versus burdens: an experimental investigation of gratitude and subjective well-being in daily life. » Emmons RA & McCullough ME. Journal of Personality and Social Psychology. 2003 Feb;84(2):377-89.

[2] « Gratitude and well being: the benefits of appreciation. » Sansone RA & LA. Psychiatry, 2010 Nov;7(11):18-22.

[3] « Gratitude influences sleep through the mechanism of pre-sleep cognitions. » Wood AM1, Joseph S, Lloyd J, Atkins S. Journal of Psychosomatic Research. 2009 Jan;66(1):43-8.

[4] « Positive emotions in early life and longevity: findings from the nun study. » Danner DD & al. Journal of Personality and Social Psychology. 2001 May;80(5):804-13.

[5] « The power of positive emotions: it’s a matter of life or death–subjective well-being and longevity over 28 years in a general population. » Xu J & al. Health Psychology. 2010 Jan;29(1):9-19.

Un article rédigé par :

Sarah Juhasz

Sarah Juhasz

Naturopathe, chef en cuisine végétale crue, ingénieur, auteure et rédactrice. 

 

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La respiration : fonctionnement, interconnexions et renforcement de ses capacités pulmonaires.

La respiration : fonctionnement, interconnexions et renforcement de ses capacités pulmonaires.


Respirer. C’est la première et la dernière action que nous faisons au cours de notre vie. Nous prenons notre toute première inspiration lorsque nous venons au monde, à la sortie du ventre de notre mère, et rendons notre dernier souffle sur une ultime expiration qui sera le signe que la vie quitte le véhicule que représente notre corps.

Entre ces deux moments particuliers, nous effectuerons un nombre incalculable de respirations qui seront absolument nécessaires à notre métabolisme (notre fonctionnement interne).

Qu’elles soient conscientes ou inconscientes, naturelles ou forcées, en méditation ou dans l’effort physique, nous allons découvrir ensemble, dans cet article tout ce qui entre en jeu dans ce mécanisme dont nous négligeons très souvent l’importance.

PARTIE 1 : COMMENT FONCTIONNE NOTRE SYSTÈME RESPIRATOIRE ?

👉 Quels sont les rôles du système respiratoire ?

Nous connaissons déjà tou(te)s plus ou moins deux des rôles de notre système respiratoire, à savoir l’absorption d’oxygène (O2), nécessaire à la production d’énergie, appelée ATP (Adénosine Tri Phosphate), et l’évacuation du dioxyde de carbone plus communément appelé gaz carbonique (CO2), qui est un déchet métabolique (issu du fonctionnement de nos cellules).

Mais il en existe d’autres.

Nos poumons, lors de notre respiration, contribuent à la régulation de notre équilibre acido-basique. Pour faire simple, le pH sanguin, qui doit se maintenir dans des valeurs précises et très resserrées : entre 7.35 et 7.45.

La respiration nous permet également de contrôler et réguler la température interne de notre corps.

Elle sert de récepteur olfactif, c’est bien en respirant que nous allons pouvoir appréhender les odeurs qui nous entourent.

Et enfin, la phonation, la parole. L’air qui pénètre nos voies respiratoires peut être utilisé pour faire vibrer nos cordes vocales afin de produire les sons.

👉 Les organes du système respiratoire

Nous pouvons ranger les organes composants le système respiratoire dans 2 familles :

1 – La famille des organes dits « supérieurs » :

– Le nez. Il comprend :

  • Des récepteurs olfactifs (relatifs à notre odorat)

  • Des poils afin de filtrer les grosses particules de poussières

  • Un système de cavités (d’aspérités, on peut dire) qui permettent de réchauffer et humidifier l’air. Elles servent également de caisse de résonance pour la voix.

=> Le nez produit un mucus (une substance) qui piège les éléments plus fins qui n’ont pas été retenus au préalable par les poils.

Le pharynx est un « tuyau » court (15cm environ) qui sert d’aiguillage vers les poumons pour l’air, ou l’œsophage pour la nourriture et les liquides.

2 – La famille des organes dits « inférieurs » :

Le larynx, qui contient les cordes vocales.

La trachée, zone intermédiaire entre le larynx et les bronches.

Les bronches, ou arbre bronchique, ce sont des canaux qui se divisent en deux à chaque ramification (comme les arbres) pour mener jusqu’aux alvéoles pulmonaires.

En enfin, les alvéoles pulmonaires, réunies en grappes (comme du raisin) attachées aux dernières branches de l’arbre bronchique. C’est ici qu’ont lieu les échanges O2/CO2.

👉 Comment fonctionne la respiration ? (La physiologie)

La respiration est un processus qui décompose en 4 phases.

👉 La respiration, processus actif et passif

La respiration est un processus, à la fois passif et actif, qui fait intervenir plusieurs muscles dont le diaphragme (muscle séparant la cage thoracique de l’abdomen) et les muscles intercostaux.

On parle de respiration passive lorsque nous respirons de manière non forcée, notre respiration de tout le temps en somme. Dans ce cas, le volume inspiré est en moyenne de 0.5 litre.

La respiration active est une respiration consciente qui permet, par la mobilisation volontaire des muscles diaphragmatique et costaux, d’augmenter le volume d’air inspiré à environ 5 litres.

La ventilation (inspiration + expiration) varie en fonction du poids, de la taille, de l’âge, si la personne fume ou non et si un effort physique est en cours et plus ou moins intense. Sans parler des variations dues à des pathologies (asthme, allergies…).

👉 Production d’énergie

La production d’énergie, que nous appelons respiration cellulaire, se fait de 2 façons. Elle nécessite du glucose (molécule simple de sucre) dans le but de produire de l’ATP (Adénosine Tri Phosphate), que l’on peut assimiler à la molécule d’énergie.

1 – Phase anaérobie. Signifie sans présence d’oxygène. Cette production est rapide mais peu rentable car elle ne produit que peu d’énergie (2 ATP pour 1 molécule de glucose).

2 – Phase aérobie. Signifie en présence d’oxygène. Cette production est plus rentable (34 ATP par molécule de glucose) mais plus lente.

NB : Ce sont des valeurs moyennes.

👉 Pourquoi sommes-nous essoufflés après l’effort ?

Pendant l’exercice physique, nos muscles sont beaucoup sollicités et ont donc besoin d’une grande quantité d’O2 pour produire l’énergie nécessaire. En contrepartie, ils produisent beaucoup de CO2 qu’il faudra évacuer.

Pour cela, la fréquence respiratoire augmente et devient plus ample et plus rapide. Le rythme cardiaque augmente également pour faire circuler plus de sang plus vite et ainsi répondre à la demande en O2 des muscles et aussi évacuer la plus forte production de CO2.

OK ! Tout cela se passe PENDANT l’effort…

Mais pourquoi donc sommes-nous essoufflés APRÈS ?!

Lorsque nous passons de l’arrêt au démarrage intense, l’organisme a besoin de s’adapter à cette demande en augmentant le rythme cardiaque et la respiration, on vient de le voir. Cela prend un certain temps. Temps dont nous ne disposons pas si on doit fuir l’attaque d’un gorille tueur ou si on doit courir pour attraper le bus.

Alors notre corps va puiser dans ses réserves pour nous aider à patienter le temps de l’adaptation de la fréquence respiratoire et cardiaque. Il va nous « prêter » l’énergie dont nous avons besoin. Ces réserves se trouvent :

  1. Dans nos muscles : Cela nous permet de gagner environ 5 secondes.

  2. Dans notre réserve de phosphocréatine : Cela permet de recharger un peu d’ATP pour tenir environ 10 secondes de plus.

  3. Puis nous bénéficierons de la production d’ATP anaérobie (sans oxygène), qui est très réactive mais peu rentable et productrice d’acide lactique (vous connaissez ? Cet acide soi-disant responsable des courbatures. En fait ça ne fonctionne pas comme ça… nous y reviendrons dans un prochain article). Cette phase durera jusqu’à l’adaptation du corps afin qu’il produise de l’énergie avec l’O2 (phase aérobie, bien plus rentable mais plus longue à mettre en place).

Ce prêt d’énergie que nous fournit le corps devra être remboursé, de la même manière que nous devons rembourser un prêt contracté auprès d’un banquier. Cela se passe en 2 temps :

  1. Remboursement de la dette alactique : Le but est de reconstituer notre réserve d’ATP musculaire ainsi que le stock de phosphocréatine. C’est le moment où nous sommes très essoufflés, cela prend quelques minutes.

  2. Remboursement de la dette lactique : Ça correspond à l’élimination de l’acide lactique, qui peut prendre quelques dizaines de minutes à quelques heures (vous commencez à comprendre pourquoi l’acide lactique n’est pas responsable des courbatures qui surviennent de 24 à 48h après l’effort… ?)

Ces deux opérations nécessitent une grande quantité d’O2. D’où le fait que notre dette peut être assimilée à une dette en oxygène, plutôt qu’une dette en énergie.

Cependant, comme à la banque, nous devons payer des intérêts. A quoi sont-ils dus ?

  1. Pendant l’effort, les glandes endocrines s’adaptent en sécrétant certaines hormones (ici l’adrénaline et la noradrénaline) qui mettent l’organisme en surconsommation d’O2.

  2. La production d’acide lactique s’accompagne d’une production massive d’ions H+, qui contribuent à l’augmentation de l’acidité sanguine. Le corps va vouloir l’éliminer le plus rapidement possible pour maintenir l’équilibre physiologique du sang. Cette évacuation peut se faire par les reins, mais cette voie demande du temps. C’est pour cela que le corps va commencer à évacuer par la respiration. D’où le besoin d’O2.

PARTIE 2 : APPROCHE NATUROPATHIQUE HOLISTIQUE – LES LIENS AVEC MES AUTRES SYSTÈMES.

Un des cinq principes de la naturopathie est l’holisme, à savoir le fait que nous ne considérons rien de manière isolée mais nous tenons compte du fait que tout est lié.

Dans cette deuxième partie, nous allons donc faire un tour vers chaque système du corps humain pour pouvoir comprendre le lien entre notre système respiratoire et le reste du corps.

👉 Liens avec le système cardio-vasculaire

Le système respiratoire et le système cardio-vasculaire sont particulièrement liés l’un à l’autre. Nous avons vu, dans la 1ère partie, que l’air que nous respirons est transporté par le sang jusqu’aux cellules nécessitant l’oxygène (O2) pour fonctionner afin de produire de l’énergie (ATP). De plus, le circuit sanguin se décompose en 2 boucles (que je détaillerai dans un prochain dossier sur ce système) dont l’une des deux passe par les poumons pour justement permettre de réoxygéner le sang.

Il est donc nécessaire d’avoir un réseau sanguin (cœur, artères, veines et capillaires) de qualité, afin que l’O2 soit transporté efficacement et que les échanges entre nos vaisseaux (au niveau des capillaires sanguins) et nos cellules soient performants.

👉 Liens avec le système ostéo-musculaire

Lorsque nous faisons de l’exercice physique, et même dans notre activité quotidienne, nous sollicitons notre squelette, sur lequel sont accrochés nos muscles par des tendons.

Nos cellules musculaires ont besoin d’énergie (ATP) pour pouvoir assumer cet effort que nous lui demandons. C’est pourquoi elles ont besoin d’un grand apport de d’O2.

En moyenne, nous respirons 12 fois par minute et notre débit sanguin au repos, sans effort particulier, est autour de 5 litres par minute (L/min). La quantité de sang dans notre corps représente environ 5 litres. Ce qui veut dire que notre sang parcourt l’intégralité de notre réseau sanguin toutes les minutes !

C’est fou non ?? Surtout quand on sait que, mis bout à bout, notre réseau de vaisseaux sanguins représente une moyenne de 100 000 km !

Lors d’un exercice physique, notre besoin peut être tel que nous sommes susceptibles d’augmenter notre débit sanguin de 5L/min à 30L/min. Et ce pour permettre une meilleure irrigation de nos capillaires afin d’apporter la quantité d’O2 nécessaire pour répondre à l’effort et au besoin en énergie.

👉 Liens avec le système digestif

On pourrait se demander quels sont les liens entre la respiration et le système digestif qui à priori ont des fonctions bien distinctes. Les voici :

◘ La façon dont nous allons nous nourrir rendra notre sang plus ou moins visqueux. Si nous avons une nourriture trop grasse (je parle ici de gras tels que frittes, pizzas, hamburgers, viandes rouges… et non des bonnes huiles de première pression à froid) notre sang, chargé de déchets, sera plus visqueux et sa circulation sera donc ralentie. Nos cellules seront, par conséquent, moins bien nourries à cause de la lenteur de circulation. De ce fait, notre cœur devra pomper plus fort pour maintenir le débit sanguin et notre respiration devra augmenter. On pourrait se dire que le corps compense par ce mécanisme, seulement le fait d’augmenter le débit cardiaque au repos fatigue le cœur et la viscosité importante du sang nous expose aux maladies cardio-vasculaires (caillots de sang dans les vaisseaux, infarctus du myocarde, cholestérol etc.). Par extension, si notre sang est ralenti le transport d’O2 pour nourrir les cellules et l’évacuation du dioxyde de carbone (CO2) seront également ralenti.

◘ La respiration permet un massage naturel des viscères (nos organes digestifs). Cela permet d’aider à entretenir le mouvement de notre système digestif et donc de l’aider à faire avancer notre nourriture le long de la tuyauterie que représente nos intestins. C’est pour cela qu’il est important de travailler notre respiration, lors de méditations ou d’exercices respiratoires seuls ou dans le cadre de la pratique du Yoga ou du Qi Gong (à prononcer « Tchi Kong ») par exemple, ou encore en pratiquant nos activités sportives préférées.

◘ Ensuite la respiration consciente pratiquée juste avant les repas, appelée aussi cohérence cardiaque, permet à notre système nerveux autonome de se rééquilibrer afin de favoriser l’activité du système nerveux parasympathique. Alors comment traduit-on ce charabia ?

Faisons un bref aparté en zoomant sur une partie de notre système nerveux que l’on appelle « autonome » (autonome = qui n’est pas contrôlé volontairement, ou tout du moins pas directement). Il est divisé en 2 branches, la branche orthosympathique (ou sympathique – notée « ∑ ») et la branche parasympathique (notée « p∑ »).

Ces 2 branches fonctionnent toujours ensemble, l’une venant toujours modérer l’autre. En fonction de notre activité, la branche « ∑ » sera prédominante sur la branche « p∑ » ou vice versa, cela pour répondre à nos besoins en hormones et en enzymes.

Lors de la digestion, pour avoir une sécrétion d’enzymes et sucs digestifs adéquats, nous devons mettre en avant la branche « p∑ » et diminuer l’activité de la branche « ∑ ». L’exercice de cohérence cardiaque (voir explications ci-dessous) permet cela.

👉 Liens avec le système urinaire

Les poumons sécrètent une enzyme qui favorise la production d’une hormone appelée aldostérone qui gère l’équilibre de certains ions (Sodium et Potassium).

Les reins évacuent également les déchets métaboliques (liés au fonctionnement des cellules), autres que le CO2, générés par les organes du système respiratoire.

👉 Liens avec le système lymphatique

Il contribue à maintenir le volume de sang nécessaire au transport de l’O2 et du CO2.

👉 Liens avec le système immunitaire

Il protège les organes du système respiratoire contre les agents pathogènes (microbes, virus ou encore des poussières), ou contre les dégénérescences des cellules pouvant mener au cancer par exemple.

👉 Liens avec le système nerveux

Comme on vient de l’évoquer, le système nerveux autonome agit sur nos sécrétions digestives. De plus, le fait de pratiquer la cohérence cardiaque nous permet de calmer notre mental, de gérer les montées de stress, de favoriser un endormissement plus aisé etc.

De façon plus globale, c’est notre système nerveux, par le biais du bulbe rachidien (dans le cerveau), qui régule notre fréquence et amplitude respiratoire en fonction de notre activité.

👉 Liens avec les autres systèmes

Le système tégumentaire (peau, ongles, cheveux), le système hormonal et le système génital nécessitent également de l’O2 pour leur fonctionnement et ont besoin d’évacuer le CO2 produit. Ils sont donc dépendants de notre système respiratoire.

👉 Synthèse

PARTIE 3 : COMMENT RENFORCER MES CAPACITÉS RESPIRATOIRES ?.

Après la lecture des parties 1 et 2, nous avons maintenant une bonne vision d’ensemble, holistique, de notre système respiratoire. Nous avons compris le rôle de chaque organe qui le constitue et nous savons comment ils fonctionnent. Nous avons également fait les liens avec le reste du corps et ceci afin de bien avoir en tête qu’il ne fonctionne pas seul, ni pour ses propres besoins. Notre respiration est capitale pour l’ensemble du corps.

Il nous reste maintenant à voir comment en prendre soin, comment l’entretenir et renforcer sa capacité d’action par quelques exercices pratiques.

Le savoir sans l’expérience ne sert à rien, alors allons expérimenter. 😊

C’est ce que nous allons voir immédiatement, ensemble, dans cette troisième et dernière partie.

👉 La cohérence cardiaque

La cohérence cardiaque est un exercice visant à rythmer de manière particulière sa respiration. Le but est multiple. Il sert à calmer l’activité du système nerveux sympathique « ∑ » au profit du système nerveux parasympathique « p∑ » afin de favoriser le calme, la régénération cellulaire, le repos, les sécrétions digestives etc.

Contrôler de cette façon le rythme cardiaque permet de faire fonctionner les autres organes à l’unissons avec le cœur qui se comporte un peu comme le chef d’orchestre (Voir, ci-dessous, la vidéo d’illustration de la table oscillante et des métronomes où la table oscillante représente le cœur qui, par son mouvement, synchronise tous les métronomes). Tout cela pour amener un fonctionnement harmonieux de l’organisme.

Comment pratiquer ?

Se mettre au calme, fermer les yeux et inspirer 5 secondes par le nez puis expirer 5 secondes et répéter cela pendant 5 minutes.

Il est possible, voire recommandé, de pratiquer cet exercice en visualisant à l’inspiration l’apport d’un air sain, rempli d’O2, d’énergie vitale (ou de prana), de joie, de gaité et d’Amour. Puis à l’expiration, un air chargé de toxines, de CO2, de toutes les tensions mentales et corporelles ainsi que nos émotions les plus noires.

Je vous conseille de pratiquer cet exercice avant chaque repas afin d’aider à une bonne digestion. Toutefois, il est souhaitable de le faire aussi souvent qu’on en a besoin, à tout moment où nous nous sentons un peu trop tendu.

On peut pratiquer cet exercice aussi juste avant de dormir, en adoptant une fréquence de 3 secondes d’inspiration (toujours par le nez) et 3 secondes d’expiration. Le but étant de favoriser la détente ainsi que la baisse de fréquence respiratoire, et donc cardiaque, pour faciliter l’endormissement.

Vous pourrez trouver des applications pour Smartphone, générant un bip programmable afin de ne pas avoir à compter vous-même les secondes, dans le but de libérer au maximum votre mental.

👉 La respiration diaphragmatique 

Il s’agit d’un exercice de respiration consciente visant à mobiliser l’intégralité des poumons, tout en sollicitant les muscles tels que le diaphragme (qui sépare la cage thoracique des viscères), les muscles intercostaux à l’inspiration et les muscles abdominaux ainsi que le périnée à l’expiration.

Le but est de travailler et d’augmenter la capacité pulmonaire (la quantité d’air inspiré et mobilisé pour les réactions métaboliques du corps). Par la même occasion, le mouvement du diaphragme permet un massage viscéral, bénéfique à nos organes digestifs.

Comment pratiquer ?

– Se mettre debout. Le buste, les épaules et la tête bien droits (à pratiquer en extérieur ou fenêtre ouverte de préférence. Les premières fois, il peut être intéressant de pratiquer devant un miroir pour contrôler sa posture).

– Inspirer profondément en gonflant l’abdomen. (Ici le diaphragme s’abaisse).

– Continuer l’inspiration en sollicitant les muscles costaux pour faire gonfler la cage thoracique, tout en contractant les abdominaux.

– Expirer en relâchant les muscles intercostaux et en contractant les abdominaux et le périnée (en serrant les fesses) afin de vider les poumons par le bas, comme si on voulait vider un tube de dentifrice. (Ici le diaphragme remonte).

➡️ Cette étape est importante car le but est de vider les poumons grâce à nos muscles et non en se pliant en deux, ou en courbant les épaules. Sinon l’exercice est faussé et le but n’est pas atteint.

Répéter cet exercice 10 à 15 fois, le matin de préférence, pour bien démarrer la journée en faisant le plein d’O2 et en mettant le corps en mouvement progressivement.

👉 L’exercice physique

La pratique de l’exercice physique permet de travailler sa capacité pulmonaire (la quantité d’air inspiré) et d’augmenter le débit de la circulation sanguine afin que les cellules soient mieux nourries et approvisionnées en O2. Un bon effort peut augmenter notre débit d’air de 5 litres par minute (pour une respiration normale) jusqu’à 30 litres par minute.

Le travail cardio, qui consiste à fournir des efforts intenses et de courtes durées permet un meilleur travail de cette capacité pulmonaire.

👉 La relaxation et la méditation

Le but ici est de respirer consciemment, et non mécaniquement comme tout le reste de la journée, en associant de la visualisation, comme pour la cohérence cardiaque. On fait travailler un peu l’imagination en plus de se faire du bien.

La méditation débute par des inspirations profondes en alternance avec des expirations pendant lesquelles on relâche les muscles un à un. Au passage, nous prenons conscience méthodiquement de chacun de nos membres en portant notre attention sur nos jambes puis nos bras, le dos, le cou etc.

Une fois que vous êtes complètement détendu, vous pouvez laisser le corps respirer par lui-même pendant le temps qui vous conviendra. Ça peut aller de quelques minutes à quelques heures. Le mental reviendra vous faire coucou par des pensées « parasites ». C’est une chose normale. Dans ces cas-là, prêtez de nouveau attention à votre respiration pour revenir dans l’instant présent, l’ici et maintenant.

👉 Les balades dans la nature

Aller se balader en nature permet, par le système respiratoire, de capter l’énergie vitale contenu dans l’air pur, ou tout du moins avec une moindre pollution suivant les lieux où nous sommes.

Nous y stimulons également notre sens olfactif grâce aux odeurs de la végétation, les fleurs, l’écorce des arbres, la terre, l’humus des sous-bois, l’odeur iodée de la mer ou des océans, la fraicheur de la rosée matinale …

👉 Zoom sur le tabac et ses méfaits

Les cellules qui tapissent les voies respiratoires, qui vont du nez jusqu’aux bronches, sont de deux types et ont deux rôles distincts.

Le premier type de cellules a pour mission de sécréter du mucus, c’est une substance qui piège les impuretés, les poussières et autres éléments pathogènes qui, s’ils viennent à s’installer, forceront notre corps à développer une réaction épuratrice, une « maladie ». Le mucus sert aussi à humidifier l’air et à protéger la paroi des voies respiratoires.

Le deuxième type de cellules comporte à sa surface des petits cils (comme dans le nez). Ces cils battent en adoptant un mouvement uniforme et coordonné qui a pour but d’évacuer, tel un balai, les impuretés emprisonnées dans le mucus en les guidant vers le pharynx. Il sera ensuite éliminé par expectoration (toux), par éternuement ou en l’avalant.

Les cils et le mucus ont un rôle de protection des poumons face aux agents irritants, chimiques et biologiques.

On connait bien, aujourd’hui, les nombreuses substances nocives et cancérigènes du tabac : la nicotine, le goudron, les métaux lourds et autres poisons… Notons également que la fumée amène petit à petit à ralentir puis à stopper le mouvement des cils ainsi qu’à augmenter la production de mucus, en réaction aux impuretés et à la fumée. De ce fait, le balayage ne peut plus s’opérer et les éléments encrassant s’accumulent et migrent au plus profond des poumons.

Autre aspect physiologique, le tabagisme a pour conséquence d’augmenter la fréquence cardiaque avec une constriction des vaisseaux sanguins (le rétrécissement de leur diamètre) et perturbe la circulation de l’air dans les poumons. Le cerveau et les humeurs (sang, lymphe…) se retrouvent également affectés. Parmi les risques évidents de cancer, il y a d’autres maladies susceptibles d’être provoquées par le fait de fumer : emphysème, bronchites chroniques, AVC, cataractes, athérosclérose (le fait que les artères se bouchent à cause de dépôts divers), arythmies…

Les conséquences sur la peau sont aussi délétères. Plus on fume et plus l’apparition des rides survient tôt dans la vie du fumeur. Le tabac a aussi un effet de ralentissement de la cicatrisation (il n’est pas rare que les médecins recommandent d’arrêter de fumer pendant les trois mois qui précèdent une grosse intervention chirurgicale).

La micro circulation sanguine au niveau du cuir chevelu se trouve également ralenti, du coup les cheveux sont moins bien nourris et l’ADN des follicules pileux des cheveux est perturbé. Ça augmente la chute des cheveux.

Par extension, le fait de fumer diminue nos capacités physiques, donc nous faisons de moins en moins de sport et nous nous dirigeons vers une sédentarité plus importante qui, à terme, sera responsable de problèmes ostéo-musculaires, pour ne citer que ça.

Le tabac est aussi extrêmement acidifiant (au même titre que les produits laitiers, la charcuterie etc. consommés en grande quantité) et contribue à l’augmentation de notre acidose tissulaire et au développement de pathologies qui en découlent.

Nous sommes arrivés à la fin de ce dossier sur la respiration. Maintenant, vous êtes donc incollables sur le fonctionnement de vos poumons la façon dont on peut simplement les entretenir. Vous commencez également à comprendre qu’on ne peut pas isoler un système de son tout, à savoir le corps entier, et que tout agit en interaction avec le reste.

A très vite pour approfondir ce petit manuel de fonctionnement de notre corps. 😊

Les magnifiques illustrations ont été réalisées par mon amie Émeline que vous pouvez retrouver là :

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Instagram : https://www.instagram.com/naturopicurienne/

Un article rédigé par :

Eric Perez

Eric Perez

Étudiant en naturopathie au sein d’ISUPNAT (l’institut supérieur de naturopathie), hygiéniste, masseur et rédacteur chez « Ma place dans l’univers ».

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Dans les pas d’Hippocrate : pratiquer une hygiène de vie naturelle pour être en bonne santé.

Dans les pas d’Hippocrate : pratiquer une hygiène de vie naturelle pour être en bonne santé.


L’hygiénisme est un mode de vie touchant du doigt les principes de base pour être en bonne santé. Il donne une vision holistique de la maladie, différente de ce que la médecine moderne applique. Il cherche à tendre vers une qualité de vie en accord avec la nature, avec le corps et aussi l’espace environnant.

C’est dans cette recherche d’accomplissement, d’un désir d’aimer son corps, de l’aider à réaliser ses tâches physiologiques correctement, que l’hygiéniste va adopter quelques comportements de base, socle de pratiques encore plus profondes comme le jeûne, la méditation, les purges ou encore la pratique de l’amaroli.

Ensemble, nous allons explorer quelques pistes simples et faciles à mettre en place pour accompagner son corps, l’aider à se nettoyer sans le forcer, mais aussi le renforcer, le rendre plus performant, plus alerte et léger.

C’est dans les pas d’Hippocrate, dans sa pensée et sa méthode, d’une vision ancestrale de la santé et de la maladie, du bien-être par la connaissance de son corps, par la joie de découvrir les formidables capacités dont nous disposons, que je vous invite.

Mon corps est ce que je mange

« Que ton aliment soit ta seule médecine » Hippocrate

Le premier pilier de l’hygiénisme est l’alimentation. Savoir se nourrir est la clef d’un corps et d’un esprit en bonne santé !

Il n’y a qu’a regarder autour de nous, les malades sont toujours ceux qui ne respectent pas une alimentation (physique et spirituelle) adaptée à leur physiologie. Toujours, car une fois que la digestion de nos émotions et de notre alimentation ne se fait plus correctement, l’organisme tombera malade.

Alors, il est vrai que certains peuvent se permettre des écarts quotidiens, ils n’en souffriront pas de la même manière que d’autres qui ont une capacité digestive différente, ni la même force organique. Nous sommes tous différents les uns des autres et il nous faut accepter nos faiblesses au même titre que nos forces.

C’est dans cette direction que nous pouvons regarder : Quelle est l’alimentation la plus adaptée à mon corps ?

Et bien, qu’importe la maladie, qu’importe les faiblesses organiques, qu’importe même le rythme de vie, la seule alimentation bonne pour nous est celle qui nous vient de la nature. Ce sont les aliments naturels et frais, biologiques et issus d’une agriculture respectueuse de son sol. Les fruits et les légumes, les huiles de première pression à froid, les oléagineux, les céréales complètes et non raffinées, les aliments lacto-fermentés, et pour ceux qui mangent de la viande, qu’elle provienne alors d’élevage en plein air, nourrie à la source de la nature.

Ainsi, la première étape à mettre en place dans une optique de santé hygiéniste est de « naturaliser » la base de notre alimentation. Fini les sucres, farines et sels raffinés, fini les huiles préchauffées, fini les légumes contaminés à base de pesticides et d’engrais chimiques, de conservateurs et de colorants, d’édulcorants et d’inhibiteurs.

Bref, il en est fini des poisons, que ton alimentation soit bonne pour toi, qu’elle soit riche en éléments nutritifs, vivants et constructifs. Car si tous les jours nous mangeons des produits raffinés contenant des sucres industriels, des résidus chimiques de pesticides, tous les jours nous nous empoisonnons.

Inversement, avec une belle alimentation, c’est à la vie que nous ouvrons les bras, à cet amour que nous avons pour nous, notre corps et notre vie.

Notre nourriture est notre colonne vertébrale, sans elle rien n’est possible, nous ne pouvons pas vivre correctement.

Pour plus d’informations : Cet article ne parle que de l’hygiène alimentaire et développe le sujet !

Et la « nourriture spirituelle » alors ?

La nourriture physique est une chose et la nourriture spirituelle, émotionnelle, en est une autre, les deux s’articulant parfaitement bien et fonctionnant de paire.

Faisons ce que nous aimons, apprécions la compagnie de ceux qui nous font du bien, nourrissons nous de nos passions… Bref aimons pratiquer la vie qui s’offre à nous ! La musique, les balades dans la nature, l’amour, la joie, le bonheur d’être à notre place, celle que nous choisissons tous les jours.

Cette nourriture de l’esprit, si elle devient acide par les combats difficiles, par la maladie, par la colère, la rage et la haine, la peur et la tristesse, la solitude et la résilience, la dépression et l’angoisse, ce n’est pas grave. Il nous faut aussi passer par là, par nos expériences qui nous font grandir, nous découvrir encore un peu plus.

Il nous faut juste suivre la voie du coeur dans ces moments là, accepter, pardonner, se libérer de nos entraves. Le lâcher prise est un outil formidable, à pratiquer sans modération et dans tous les cas nous ne sommes jamais seul, jamais totalement incompris, la vie nous entoure et ses énergies seront toujours là pour nous, quoi qu’il se passe.

Les poisons de l’esprits deviennent des poisons pour le corps et comme le dit si bien Bouddha :

« Rester en colère, c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de le jeter sur quelqu’un, c’est vous qui vous brûlez ».
 
Un corps qui vit est un corps qui bouge

Le deuxième pallier hygiénique, fondamental aussi car nécessaire à l’expression de la vie, est de savoir éliminer, savoir faire bouger ses humeurs, savoir respirer, transpirer, de la manière la plus naturelle qui soit, la plus physiologique possible.

« La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin »  Hippocrate

Cette force de caractère, cette force d’âme qui nous habite tous, qui abrite nos convictions, qui rassure nos indécisions, qui nous englobe, nous permet de vivre, c’est notre force vitale, cette énergie imperceptible et qui, pourtant, nous permet de vivre dans notre corps.

Le qi, souffle vital en chinois, le prâna des indiens, toutes les vieilles traditions nous parlent de notre force vitale.

Cette force, cette puissance que nous avons tous, qui détermine notre santé, notre état de fatigue, notre puissance intellectuelle, notre capacité d’aimer, est à préserver. Elle est la quintessence de notre être. Sans elle, rien n’est possible.

Nous avons vu comment la nourrir, car elle, le corps et l’esprit, ne font qu’un, indivisibles, unis dans ce que nous sommes de plus profond. Mais plus que la ravitailler, il faut savoir aussi la faire respirer, la faire bouger. En bref, il nous faut apprendre à la faire circuler.

Nombreuses sont les techniques, la méthodologie acquise de longue date et enseignée dans différentes disciplines, de l’énergétique aux massages, de la réflexologie à l’acupuncture… L’hygiène la plus simple et la plus accessible reste l’activité physique.

Bouger son corps, c’est faire bouger ses organes, son sang et sa lymphe, c’est faire respirer ses cellules. Du bouger au respirer, et du respirer au circuler, la vie se manifeste de la manière la plus belle, la plus profonde, par l’activité physique.

Nous pouvons totalement nous reconstruire par le sport, nous nettoyer, nous régénérer par une activité régulière, salvatrice et architecte de notre corps. Le tout est de voir l’intérêt de pratiquer une activité quotidiennement, à notre rythme, en fonction de nos possibilités et cela jusqu’à augmenter notre débit sanguin, notre rythme cardiaque, faire fonctionner notre transpiration. C’est ici que le processus de nettoyage physiologique s’enclenche, et comme tout est un, le mental sera aussi nettoyé.

Il faut aussi savoir prendre des pauses, accepter le repos de notre corps, l’écouter. Notre intuition est notre plus grand guide, à nous de l’entendre, de savoir l’écouter, la comprendre et la respecter.

Mon corps est une balance : Apprendre à établir un équilibre entre le mental et le physique

« L’homme doit harmoniser l’esprit et le corps » Hippocrate

Cette notion est fondamentale, car si l’on est trop dans les nuages ou trop terre à terre, le déséquilibre s’installe. Que cela soit d’un côté comme de l’autre, l’inégalité entrainera une perte d’énergie qui débouchera sur le « mal a dit ».

Souvent, il est question du mental qui a tendance à prendre toute l’énergie dédiée à l’ensemble du corps. Il l’a gobe et la garde pour lui. Ce vélo qui tourne en permanence dans notre tête, le stress de la vie moderne, le fait de ne pas être ancrer à la nature, tout cela nous déconnecte et nous pousse dans les bras de notre psyché. Il faut donc apprendre à décongestionner cette zone de surchauffe, notre stress accumulé, afin de laisser l’énergie circuler librement.

Mais comment faire lorsque l’on ne voit pas le bout du tunnel ?

Comment pratiquer cette harmonisation nécessaire au bon fonctionnement du corps et à la bonne élimination des émotions stagnantes de l’esprit ?

Le sport 

Eh bien, encore une fois, le plus simple est l’activité physique. Elle va littéralement permettre de décongestionner le mental et au bout de trente minutes environ on sent une paix s’épanouir en nous, nos glandes endocrines sécrètent les bonnes hormones et les mauvaises sont éliminées. L’information circule, le sang parcourt bien plus vite son trajet habituel, les organes se nettoient, la peau respire, bref le corps prend le pas sur le mental, l’harmonie s’installe.

La méditation 

Elle aussi est une clef essentielle, car elle est permissive, elle laisse libre court à nos pensées le choix de s’exprimer. Elle donne à la conscience, notre être supérieur, la possibilité de s’incarner plus encore dans la matière, notre corps physique.

Tous les méditants le disent, sans exceptions aucunes, la méditation (ou tout simplement la relaxation de l’esprit) est une panacée dont il est difficile de se passer une fois les premières difficultés de concentration dépassées.

La respiration

L’art de la respiration, que cela soit lors de la méditation, du sport ou encore de la pratique de la cohérence cardiaque, est essentielle à la bonne circulation de nos idées, de nos émotions.

Apprendre à mieux respirer et renforcer notre capacité respiratoire est l’une des routes permettant à l’harmonie de s’installer.

La nature

Enfin, le contact de la nature, surtout de manière prolongée, permet de s’ancrer, de nous retrouver, nous reconnecter, loin de la jungle du béton et de la pollution, du bruit et de l’excitation. C’est la manière la plus douce que de s’apaiser à la chaleur du soleil, de se rafraîchir à l’énergie de la pluie, le son du vent dans les arbres, le rapport de nos pieds à la terre, les fleurs qui exaltent leur senteur… À pratiquer avec passion !

Le repos du corps, fondamental au processus de nettoyage et de reconstruction

Un corps en bonne santé est un corps reposé. Ce repos est primordial, nous ne pouvons espérer être en bonne santé si nous ne faisons pas attention à notre hygiène du sommeil. Sa qualité est partie prenante de notre capacité réactionnelle à vivre de la manière la plus paisible possible. Nous ne pouvons réfléchir correctement si nous sommes épuisés et il en est de même pour notre organisme, il ne peut fonctionner de manière optimale sans le travail de réparation journalier que le corps effectue lorsqu’il est au repos, et plus spécifiquement en sommeil, profond et réparateur.

Plusieurs paramètres sont à prendre en compte dans la qualité du sommeil :

Le premier est l’heure du coucher. On ne le répètera jamais assez, mais les heures avant minuits comptent double, et donc plus tôt on se couchera, mieux le corps récupèrera.

Ensuite, et cela c’est une petite technique de naturopathe, mais pensez à manger léger le soir et espacez au maximum le dernier repas de l’heure du coucher, car plus on mange et plus le repas demande des efforts de digestion, plus le sommeil sera pénible à se faire sentir. Cela est normal, un corps qui digère, surtout des aliments de faibles qualités et lourds, sera un corps trop excité pour dormir, ses sens sont en alerte et ses fonctions battent à plein régime.

Après, le niveau d’encrassement du corps, de congestion des organes et des liquides, joue aussi son rôle, et là est l’intérêt d’une hygiène de vie respectable et acquise dans la durée.

Le stress joue également un rôle important dans le dérèglement du sommeil et les exercice de respiration, de relaxation, de méditation, avant de dormir sont toujours une arme efficace, et si ils ne suffisent pas certaines plantes peuvent grandement aider. Je vous invite à vous diriger vers un naturopathe, car l’utilisation des plantes n’est pas à prendre à la légère, mais celles que je vais vous proposer sont assez faciles d’utilisation et relèvent aucune contre indication : La valériane, l’aubépine, la mélisse, le passiflore… Petit bémol pour les femmes enceintes !

Le contact avec la nature est aussi d’une grande aide, cela fait du bien de faire un bain de forêt une fois par semaine et beaucoup dès le printemps. Le corps se nettoie littéralement au contact de la nature, ce qui nous amène à la dernière partie de l’article !

 
Mon corps, comme une pile, a besoin de se recharger ! 
 
Le contact avec la nature, surtout quand nous sommes malades, quand la maladie vient frapper à notre porte, est une alliée incroyable.

En naturopathie, nous savons l’importance que revêt la nature, sa présence, car quand l’énergie du corps ne circule plus ou vient à manquer, seul le contact avec les éléments naturels pourra recharger le corps. C’est une réalité intangible, inchangée et immuable, nous ne pouvons vivre heureux et en bonne santé sans la nature… C’est malheureusement le drame de notre époque où tout est sujet à la polluer.

« C’est la nature qui guérit les malades »  Hippocrate

Il a totalement raison, c’est par le soleil, le vent et la pluie, la lune, l’eau et la terre, que notre corps se recharge. Le contact avec le vert aussi, couleur de la guérison de nos druides et couleurs du coeur pour les indiens. Le vert, cette couleur est la plus belle des infirmières.

Que cela soit lors d’une ballade en forêt, une farniente au bord d’un lac, d’une rivière ou de la mer, le corps se rechargera de son environnement. Dormir en foret le printemps, marcher pieds nus dans les feuilles mortes de l’automne, se nourrir de la terre à son contact, cela rechargera. Le soleil, même 10 minutes, fait un bien fou, la pluie, l’été, humide et chaude, nettoie et régénère. Le vent, quant à lui, cet élément indomptable, volatile, fouette notre corps, il le stimule, l’aide, lui dit de se réveiller !

Le seul conseil que je vous donnerais ici est de sortir ! Sortez de vos cases, de vos boites, de votre confort, allez au devant de la nature, au devant de la joie, au devant de l’espoir !

Un article rédigé par :

Adrien Ruet

Adrien Ruet

Étudiant en 4e année au sein d’ISUPNAT (l’institut supérieur de naturopathie). Digital nomade, hygiéniste, fondateur du Webmédia « Juste Naturo » et rédacteur chez « Ma place dans l’univers ».

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Les maladies chroniques de l’intestin, fonctionnement, origines et solutions de régénération.

Les maladies chroniques de l’intestin, fonctionnement, origines et solutions de régénération.


Comprendre pour agir

Les MICI (Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin) sont la maladie de Crohn et la RCH (Rectocolite hémorragique).

Je souhaite vous partager cet article afin de vous aider au mieux dans la compréhension de la maladie de Crohn et de la RCH. Je pense profondément que c’est en comprenant son corps et tout son fonctionnement que nous pouvons prendre conscience de toutes les solutions que nous avons à notre disposition pour profiter de la régénération. Quand j’ai débuté mon changement de vie global afin d’enclencher le processus de guérison de mon corps, j’aurais aimé trouver un article qui me permette d’y voir plus clair et qui explique le fonctionnement de ces maladies tout en présentant des solutions d’apaisement du corps, autrement qu’en passant par la lecture des livrets que l’on trouve dans les salles d’attente des hôpitaux. C’est pourquoi je souhaite vous partager un maximum d’informations sur le fonctionnement des  MICI et toutes les possibilités de régénération par le simple respect des lois du vivant.

Que sont les MICI ?

Inflammation du système digestif

Les MICI sont des maladies qui touchent la globalité du système digestif, de la bouche à l’anus. Selon les cas, une partie du système digestif sera touchée mais pas une autre. Chaque personne présente une MICI très spécifique et bien à elle et peu de cas sont similaires !

Ces maladies se caractérisent par l’inflammation de la paroi d’une partie du système digestif, liée à un système immunitaire en perpétuel travail afin de sauvegarder la santé globale du corps. Il est alors intéressant de se demander pourquoi le système immunitaire et l’inflammation sont sans cesse sollicités dans les MICI.

Le système digestif

À l’origine, le processus inflammatoire généré par le système immunitaire fait partie des ressources essentielles de l’organisme pour réparer une blessure externe (coupure…) ou interne (fractures…) Néanmoins, lorsque l’inflammation est permanente ou quasi permanente (chronique) comme c’est le cas dans les MICI, nous sommes face à un dérèglement corporel important.
 
L’inflammation du système digestif dans le cas de MICI a pour origine l’inflammation des parois du système digestif et dans la plupart des cas une muqueuse intestinale inflammée, défaillante et dysfonctionnante. 
 
La muqueuse intestinale, aussi appelée barrière intestinale, est située dans les intestins. C’est elle qui recouvre les intestins et forme une barrière de protection. Cette muqueuse intestinale est en effet essentielle pour protéger et délimiter le système digestif du reste du corps. Tout ce qui se trouve à l’intérieur du système digestif est bénéfique pour lui mais très toxique pour le reste de l’organisme. Il est donc nécessaire que la muqueuse intestinale soit bien imperméable, épaisse et résistante pour protéger l’ensemble du corps. Et c’est justement à cet endroit précis (la muqueuse intestinale !) que nous rencontrons un souci pour les MICI ! Cette imperméabilité intestinale n’est pas correctement mise en place. Il y a en effet perméabilité voire hyper-perméabilité intestinale ! Cela signifie que la muqueuse intestinale est pleine de trous (image de la passoire pour égoutter le riz !), laissant ainsi passer plein de molécules toxiques partout dans le corps. Le système immunitaire et sa super arme qui est l’inflammation se mettent au travail. Le système immunitaire a alors deux objectifs : réparer la muqueuse intestinale et donc balancer un max d’inflammation pour lui permettre de se régénérer et évincer toutes les molécules qui se sont enfuies des intestins, toxiques pour le reste du corps et qui se baladent pourtant partout dans l’organisme.
 

Les MICI présentent donc une chronicité de l’inflammation pour réparer les parois du système digestif. Cette inflammation est chronique parce que les parois n’arrivent pas à se réparer et sont sans cesse pleine de trous ! Et le passage des molécules toxiques à travers les parois du système digestif viennent encrasser, abîmer voire détruire les organes, les os ou encore les articulations du corps. Il y a donc une ambivalence dans ce phénomène inflammatoire. Cette réaction auto-immune est à la fois bénéfique et dysfonctionnante. Elle est bénéfique parce que si les molécules échappées de nos intestins restaient dans les parties de notre corps qui ne sont pas faites pour les accueillir, nous ne survivrions pas. Et elle est dysfonctionnante parce que le corps s’auto-attaque.

Les origines de l’inflammation

Génétique et épigénétique

Tout notre système corporel fait entrer en jeu plusieurs facteurs : des facteurs génétiques certes (nous avons tous nos failles génétiques qui peuvent induire certaines faiblesses organiques), mais aussi et surtout des facteurs épigénétiques !

L’épigénétique est une discipline en biologique qui étudie la nature des mécanismes modifiant, de manière réversible, transmissible (lors des divisions cellulaires) et adaptative, l’expression des gènes sans en changer leur ADN. L’idée est que notre environnement détient donc une grande importance dans le fonctionnement de notre organisme. L’épigénétique inclue tous les facteurs environnementaux pouvant jouer sur notre état de santé : l’alimentation, le stress, l’activité physique, les médicaments, notre état psychique et émotionnel, notre façon de penser, l’air ou encore l’eau. Notre environnement détient donc une action directe et profondément importante sur notre corps !
 
En effet, l’alimentation actuelle chimique et transformée, le stress élevé auquel nous sommes soumis chaque jour ainsi que le manque d’activité physique détiennent une influence absolument colossale dans le dérèglement de notre corps puisqu’étant non naturels et inadaptés aux besoins de l’être humain.
 
Nous sommes à l’origine des êtres entièrement issus de la nature ayant des besoins fondamentaux qui sont :
 
– une alimentation hypotoxique (en référence aux travaux de Jean Seignalet : sans gluten, sans maïs, sans lait animal et cuisson douce), brute, naturelle et biologique
– un apaisement psychique et corporel induisant un stress régulé et uniquement présent lors d’attaque par des animaux ou de manque massif de nourriture
une activité physique quotidienne.

Si chaque jour nous allons à l’encontre de ces besoins, nous mettons notre corps en souffrance. Celui-ci peut alors développer une multitude de dérèglements pouvant aboutir à la mise en place de maladies, comme les MICI. En effet, lorsque nous apportons à notre corps un environnement inadapté, celui-ci va réagir par stimulation du système immunitaire qui va être alerté. Le système immunitaire va en effet ressentir une agression de la part de son environnement. Celui-ci ne s’est pas modifié dans le temps, a conservé son instinct de survie et réagit encore de la même manière qu’il y a des milliards d’années : lorsque le corps se sent agresser, quelle que soit l’agression (alimentation inadaptée, stress…), le processus inflammatoire se met en route pour se protéger et combattre l’agression.

Dysfonctionnement mondial

 

Selon l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), les MICI ont une « fréquence qui varie considérablement d’un pays à l’autre, les taux les plus importants sont retrouvés dans les pays industrialisés, notamment en Europe du Nord-Ouest et aux Etats-Unis. En France, où la prévalence (= nombre de cas enregistrés à un temps T.) est stable ces dernières années, environ 5 nouveaux cas de maladie de Crohn et autant de rectocolites hémorragiques sont diagnostiqués chaque année pour 100 000 habitants. La prévalence augmente en revanche de façon exponentielle dans les pays en cours d’industrialisation (pays du Maghreb, Asie, Afrique du Sud…) »

Les MICI sont donc en explosion dans les régions industralisées ou en voie d’industrialisation. Je trouve cela très intéressant qu’ils aient choisi le terme « industrialisation », parce que, indéniablement, ces maladies sont en lien avec le système industriel. Ce dernier propose en effet depuis plusieurs dizaines d’années des produits (et non des aliments) qui n’ont plus rien à voir avec les aliments bruts et naturels dont l’être humain a besoin pour se développer et se maintenir en vie. Ces produits ne sont pour la plupart pas des aliments : ce sont très souvent des compositions chimiques travaillées en laboratoire – les chimistes qui fabriquent ces produits se gardent bien d’être en contact avec ces derniers grâce à un masque, une blouse et des gants – et ce sont souvent des reconstitutions d’aliments que l’on a pré-transformé. Ils ont la forme d’un aliment mais le fond est tout autre.

De plus, les semences sont aussi – pour une énorme majorité – sélectionnées et génétiquement modifiées, et malheureusement aspergées de substances toxiques extrêmement nocives pour l’environnement, la faune, la flore et notre santé. Des milliers de personnes vivant à côté des champs de culture où sont répandus une quantité gigantesque de pesticides développent des cancers et des maladies auto-immunes. Et pour les femmes enceintes, de nombreuses malformations du foetus apparaissent (cerveau, développement des membres, problèmes de développement des testicules, retard intellectuel, problèmes thyroïdiens…)

Les animaux que nous consommons sont aussi souvent victimes de ce dysfonctionnement mondial. Les animaux sont en majorité nourris aux antibiotiques, aux hormones de croissance (plus vite ils grossissent, plus vite ils peuvent être tués pour être mangés : recherche de rendement au maximum), avec une nourriture OGM (Organisme génétiquement modifié). Le stress de ces animaux est à son comble durant toute leur vie. Tout leur environnement est donc extrêmement nocif, pollué et atroce émotionnellement et corporellement. Dans sa chair, il y a des antibiotiques, des vaccins, des hormones, de la nourriture polluée et transformée ainsi que tout son stress. Quand nous mangeons ces animaux, nous mangeons tout ce qu’ils ont vécu et mangé.

Quant aux poissons que nous consommons, ils viennent majoritairement de la mer. Le problème aujourd’hui est que la mer est devenue une gigantesque poubelle de l’être humain. On y retrouve du plastique, des métaux lourds, desexcréments venant des industries animales, des résidus de médicaments, des poubelles, du pétrole… La plupart des poissons que nous mangeons ont la forme de poissons mais sont remplis, au sein de son organisme, de toxicité pour eux et pour nous.

Le plastique, prédateur des poissons et des humains

Les produits toxiques intoxiquent la mer et ses habitants
 
Enfin, l’eau et l’air sont profondément pollués. Il y a même des traces de métaux lourds et de médicaments dans la pluie (cycle de l’eau !) L’air et l’eau arrivent dans notre corps qui détecte tous les résidus de pollution et de toxiques.
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Face à toutes ces agressions venant de l’extérieur, notre corps déploie son système immunitaire qui se met en route et effectue son travail de défense du corps, impliquant le processus inflammatoire ! Ce monde dans lequel nous vivons dysfonctionne profondément au détriment de notre santé et de celle de la planète. Nous ne pouvons pas vivre en santé sur une planète malade. Nous vivons en symbiose avec elle. Il est impossible de dissocier les deux. Face à ce phénomène de déséquilibre mondial, notre corps se retrouve de plus en plus malade. Notre système immunitaire est de plus en alerte tous les jours face à ce dérèglement environnemental. C’est ainsi que l’inflammation chronique, symptôme de ce monde, peut prendre place. Nous pouvons y voir le cri de notre corps, et son hurlement pour nous réveiller et nous supplier d’arrêter tout cela.
 
Symptômes et médicaments 
 
Les symptômes des MICI peuvent être plus ou moins importants selon le niveau d’encrassement et donc d’inflammation, pouvant entraîner certaines fois l’ablation d’une partie des intestins et le port d’une poche (stomie), ce qui est fréquent. Ce sont des maladies qui fonctionnent par poussées (ou crises). Les poussées peuvent être chroniques ou permanentes selon les cas. Les symptômes les plus fréquents sont les suivants : diarrhée incessante et que l’on ne peut pas retenir (plusieurs dizaines par jour et nuit, avec la possibilité de se faire sur soi si nous n’avons pas des toilettes immédiatement), douleurs abdominales modérées à atroces (dans certains cas – comme le mien avant par exemple – la morphine par intraveineuse ne faisait même pas effet), atteinte de la région anale (fissure, abcès, écoulements de glaire ou de sang par l’anus), nausées et vomissements, inflammation de l’œsophage, importants problèmes dermatologiques, aphtes dans la bouche, douleurs articulaires…
 
Ces symptômes sont simplement le signe d’une tentative de détoxification de l’organisme qui souhaite rejeter les toxiques à l’extérieur du corps. La diarrhée, par exemple, est la signification que le corps n’a pas la possibilité de digérer ce que nous venons de lui apporter. Il l’éjecte donc dans les heures qui suivent l’ingestion ! (Je trouve le corps magnifiquement bien fait et suis émerveillée par le phénomène diarrhée 😀 !) Cela peut être pour diverses raisons : muqueuse intestinale beaucoup trop poreuse et inflammée pour pouvoir participer au travail de digestion et d’assimilation des nutriments, quantité et/ou qualité des aliments inadaptées à nos besoins, aliment beaucoup trop irritant pour une muqueuse déjà à vif… Quant aux problèmes de peau, ils nous signifient que notre organe d’élimination peau (aussi nommé organe émonctoire. Il y en a 4 : peau, foie, reins, intestins) est en train de travailler afin, lui aussi, d’évacuer les déchets ! Enfin, les vomissements, tout comme la diarrhée, sont un moyen très efficace du corps pour évacuer rapidement les aliments ingérés vus comme toxiques pour le corps.
 
À l’origine, un symptôme (mal de tête, blessure, rougeurs sur la peau, maux de ventre légers…) est extrêmement bénéfique puisqu’il nous permet de nous indiquer que quelque chose ne va pas pour la conservation de l’équilibre de notre corps. Par exemple, un mal de tête peut signifier que l’on n’a pas assez dormi, que l’on a trop mangé ou mal mangé, qu’il y a trop de bruit ou encore que nous avons trop travaillé. Des rougeurs sur la peau peuvent vouloir dire que l’on s’est trop exposé au soleil, que l’on s’est beaucoup gratté, que le chauffage est trop élevé ou encore qu’un tissu nous a irrité. Le symptôme vient quand il y a excès (un excès est toujours inadapté aux besoins du corps) et non équilibre, ce qui ne convient pas à l’organisme humain. Le corps humain est donc particulièrement bien fait puisqu’il nous permet de nous alerter et de savoir quand quelque chose nous convient ou non afin que l’on s’adapte à ses besoins !
 
De plus, un symptôme permet d’éliminer naturellement les toxiques accumulés dans le corps. Un mal de tête ou une irritation cutanée par exemple sont des éliminations de déchets ! Cette élimination de déchets est normale et vitale pour le corps humain. Cette détoxication s’effectue en permanence ! Par conséquent, il est nécessaire et vital pour le corps de le laisser effectuer cette détoxication lorsqu’il en a besoin. Si nous ne laissons pas notre corps faire son travail, cela peut entraîner d’importants dysfonctionnements au niveau des organes, du cerveau, des os ou encore des articulations. Les déchets vont en effet s’accumuler dans le corps sans possibilité de sortie. Et des déchets accumulés, cela donne des maladies !
 
Écouter et accueillir le symptôme est donc primordial pour comprendre les besoins de notre corps et s’y adapter. Le symptôme permet à la fois de nous indiquer que quelque chose ne convient pas à notre corps (une forme de cri et d’appel à l’aide) mais aussi un moyen de détoxication de l’organisme face à l’élément perturbateur et encrassant. Par conséquent, prendre un médicament pour faire taire les symptômes du quotidien revient à ne pas écouter ce que notre corps a à nous dire et à l’encrasser puisque les déchets ne pourront pas sortir naturellement.
 
Lorsqu’une maladie est installée, le symptôme est une toute autre affaire. Selon la médecine conventionnelle, aucun traitement n’est à ce jour curatif pour les MICI : ce sont donc des maladies incurables que nous gardons pour le restant de nos jours. En revanche, il existe de nombreux traitements (avec de lourds effets secondaires) venant atténuer voire éteindre les symptômes qui peuvent être extrêmement handicapants et douloureux aussi bien physiquement que psychologiquement. Si l’absence de symptômes se fait ressentir sur une certaine période (quelques mois à quelques années), nous parlons alors de rémission de la maladie. La maladie est en sommeil mais est toujours présente dans le corps, d’où, par ailleurs, son nom de « maladie chronique ».
 
Dans les MICI, il est fréquent que ce symptôme (diarrhée ou douleurs abdominales atroces par exemple pour une MICI) soit invivable, profondément handicapant et très douloureux (je sais à quel point certaines douleurs liées aux MICI peuvent être atroces voire même inexplicables tellement la douleur est envahissante !) Il est alors intéressant de prendre un traitement afin de limiter l’inflammation (si cela est possible, prendre le traitement le moins lourd afin d’éviter les graves effets secondaires), même si ce traitement ne guérit pas la maladie à son l’origine (c’est ce qu’on appelle un traitement asymptomatique). Dans ce type de maladie chronique et inflammatoire, je vois le traitement de fond ou d’urgence comme une béquille que l’on va garder un temps en même temps que l’on cherche les origines environnementales de nos maux, pour ensuite pouvoir enclencher le changement et le processus de régénération. Tout ce travail personnel s’imbrique dans les solutions pour réduire la porosité intestinale et donc le processus inflammatoire généré par le système immunitaire.

 

Comment désenflammer le corps ?

Les points fondamentaux

Pour que le corps s’apaise et (re)trouve son équilibre, il suffit juste de lui apporter ce dont il a besoin.

En parallèle de la recherche des origines de nos maux et selon les personnes, conserver un traitement médicamenteux me semble particulièrement approprié afin de regagner en vitalité, éviter la dénutrition, une inflammation envahissante (comme on l’a vu, à la fois bénéfique mais aussi très dysfonctionnante). Ceci pourra alors permettre une reprise d’énergie et la possibilité d’agir et de changer ce qui ne convient pas dans notre environnement. Cette recherche et le travail sur soi peut être rapide ou long, facile ou compliqué, excitant ou difficile selon les personnes, générant une décroissance des symptômes de manière plus ou moins rapide. Nous sommes chacun différents et avançons à notre manière, ce qui n’est ni bien ni mauvais, cela doit juste se faire, tout simplement. L’objectif est d’avancer, de travailler sur soi et de comprendre son propre fonctionnement. Et rien que ça, ce sont des pas de géant. Ensuite il est important de mettre en place des changements qui nous sont vitaux et bénéfiques pour (ré)accéder à l’apaisement, l’équilibre de santé et la régénération. Ces changements peuvent être alimentaires, psychologiques, liés à notre manière de voir la vie et la maladie, à notre niveau de stress, à notre travail, à notre lieu de vie, à nos relations, à notre niveau d’activité physique… C’est une approche holistique, globale qu’il est nécessaire d’effectuer pour pointer les possibles dysfonctionnements et y remédier. Chacun est différent par son histoire de vie et son histoire corporelle, générant une multitude de solutions possibles pour accéder à la régénération.

Nous prenons conscience que nous pouvons sortir de l’impuissance, devenir acteur de notre vie, la vivre et non plus la subir avec une épée de Damoclès au-dessus de notre tête (c’est de cette manière que je me voyais au vu des possibles crises qui pouvaient survenir à n’importe quel moment !) C’est un travail de remise en question sur notre manière de vivre, cela demande de prendre des décisions et de modifier ses habitudes. C’est donc un travail qui n’est pas évident mais qui en vaut profondément la peine ! 🙂

Lorsque l’on souhaite s’orienter vers la régénération, différents points sont à investiguer :

– notre alimentation

– notre niveau de stress incluant les relations, le travail, la famille, le rythme de vie, l’état émotionnel et psychologique…

– notre niveau d’activité physique

Ce sont ces piliers de vie qui sont souvent dysfonctionnants lorsque l’on a une MICI. Cela peut être juste l’un de ces piliers ou tout l’ensemble, et ce serait tout à fait normal puisque tout est imbriqué et se développe en symbiose.

La mise en pratique

L’alimentation est un élément primordial à prendre en compte pour réparer la muqueuse intestinale ainsi que l’ensemble de notre corps (sphère psychologique, les différents organes, la régulation hormonale…) Une alimentation industrielle, transformée, chimique n’a plus rien de naturel et est par conséquent hautement inflammatoire et déséquilibrante pour l’organisme. Nous sommes issus de la nature et nous sommes développés organiquement et corporellement avec elle pendant des millions d’années. C’est grâce notamment à cette alimentation naturelle que nous avons pu nous construire pour devenir les êtres magnifiques que nous sommes aujourd’hui. De plus, notre fonctionnement digestif ne s’est pas modifié durant ces derniers milliers d’années. Apporter les aliments digestes et digérables pour notre corps est très important. Les aliments non reconnus par notre système digestif viennent l’inflammer et tout particulièrement au niveau de la muqueuse intestinale, présente tout le long des intestins, soit sur une longueur d’au moins 6 mètres ! C’est tout le système immunitaire qui se met en route.

L’alimentation régénérante conseillée est une alimentation brute, biologique, anti-inflammatoire, naturelle et hypotoxique (en référence aux travaux de Jean Seignalet : sans gluten, sans lait animal, sans maïs, cuisson douce) : fruits frais entiers, légumes frais entiers, riz, patates douces, sarrasin, quinoa, graines, oléagineux, petits poissons gras en petite quantité et huiles végétales hormis les huiles d’arachides. Éviter le sucre (sauf celui des fruits, des légumes et des glucides) est aussi primordial parce que très inflammatoire ! Respecter les combinaisons alimentaires est aussi très désenflammant.

Cette alimentation est, bien sûr et comme toujours, à adapter selon les possibilités de chacun. Selon vos possibilités, l’idéal est de se détacher des circuits industriels et des aliments transformés. Je vous conseille de manger des aliments bruts et biologiques au maximum.

La question des légumes et des fruits : beaucoup de personnes présentant une MICI ne peuvent pas manger de légumes / fruits ou très peu. D’une part, cela est lié au fait que les légumes et les fruits, par la présence de fibres, viennent racler et irriter la muqueuse intestinale qui est déjà irritée et inflammée, provoquant encore plus d’inflammation. D’autre part, la flore intestinale (aussi appelée microbiote) d’une personne ayant une MICI est très fréquemment déséquilibrée (dysbiose), ce qui est d’ailleurs logique au vu des explications précédente : la personne ne peut plus manger de légumes, ce qui impacte la composition bactérienne du microbiote qui finit par se déséquilibrer. Les bactéries du microbiote sont en effet présentes pour aider à la décomposition, à la digestion des aliments et à l’assimilation des nutriments dans le sang. Le microbiote développe donc des milliards de bactéries qui vont être nécessaires à l’assimilation de ce que nous lui offrons comme aliments, et celui-ci s’adapte à la nourriture accueillie ! Par conséquent, si nous ne mangeons plus du tout ou presque plus de légumes et qu’un jour nous mangeons une assiette de légumes, le microbiote n’aura pas le matériel nécessaire pour les digérer. Cela finira donc en diarrhée ou en vomissement pour éjecter ces aliments qui ne peuvent pas être assimilés. C’est un peu comme si dès la naissance d’un enfant, nous lui donnions des maquereaux et des brocolis. L’enfant n’a pas le matériel corporel pour digérer et assimiler ces aliments (dents, microbiote, mastication…) Par conséquent, un rééquilibrage progressif alimentairequi impactera le rééquilibrage du microbiote est ainsi nécessaire pour permettre aux bactéries qui se nourrissent de légumes et de fruits de repeupler le microbiote. Avec ce phénomène, nous pouvons à nouveau observer toute la beauté mais aussi l’ambivalence de notre système organique : le corps s’adapte à ce que nous lui apportons pour survivre et assimiler de l’énergie, mais dans un contexte dysfonctionnant ! Notre corps a conservé son instinct de survie ! Merci petit corps ! 🙂

L’évacuation des déchets toxiques présents et stagnants dans tout notre organisme, y compris dans nos intestins, est aussi importante. Ils peuvent en effet induire de l’inflammation. Cela peut passer par l’alimentation dont nous avons parlé précédemment, le jeûne sur plusieurs jours ou le jeûne intermittent, l’activité physique, l’hydrologie, les massages, le sauna, les huiles essentielles ou encore les plantes. Ce processus nécessite d’avoir des organes émonctoires (organes d’élimination des déchets : le foie, les reins, la peau, les intestins et les poumons) en bonne forme. Il est aussi intéressant de soutenir ces organes durant l’évacuation de ces déchets (c’est important de bien les aider parce qu’ils vont travailler dur !) par des plantes adaptées au soutien de chaque organe, des bouillottes ou des cataplasmes à l’huile de ricin par exemple.

La diminution du stress est essentielle dans ce processus de reconstruction de la muqueuse intestinale et corporelle globale. Le stress est en effet très inflammatoire. Il est pourtant présent de manière massive dans nos vies et peut être diminué par les effets apaisants et anti-inflammatoires de l’alimentation, de l’activité physique et des mouvements corporels, des soins psychologiques et émotionnels (psychologue, méditation, Yoga, recentration sur ses ressentis, Pilates…), des soins énergétiques, le fait d’être heureux quotidiennement dans son activité professionnelle et personnelle, éviter les personnes et situations toxiques et anxiogènes en s’entourant de personnes aimantes et d’animaux (les chats c’est la vie !) 😀

L’activité physique est enfin un moyen très efficace d’évacuation des toxines et de réduction de l’inflammation. Elle permet de fluidifier les tensions jusqu’à les faire partir, de désengorger les blocages aussi bien physiques qu’émotionnels et d’apporter un bien-être au corps. Certaines personnes qui ont une MICI assez avancée ne sont pas en capacité de bouger, se mouvoir et de « faire du sport ». Pour ma part, j’étais dans le même cas que ces personnes ! Je n’avais plus aucune énergie, étais endolorie et n’avais pas envie de faire plus de mal à mon corps. Je voulais juste me reposer dès que je le pouvais, allongée dans mon canapé avec ma bouillotte sur le ventre. Après avoir beaucoup travaillé en étant aidée par une psychologue pendant des années, mon déclic concernant les possibilités de régénération avec le maladie de Crohn s’est réalisé avec l’alimentation. J’ai donc commencer à changer mon alimentation pendant de nombreux mois et lorsque j’ai enfin repris une énergie qui n’a fait qu’augmenter et qui est devenue presque explosive pendant environ deux mois, je me suis mise à faire du Yoga et du Pilates, mais pas avant ! J’y suis donc allée à mon rythme et avec mes possibilités. Chacun avance à sa manière et à son rythme. Et avec un point central à ne pas laisser de côté : le plaisir ! 🙂

 Conclusion

Il n’y a pas une manière de vivre la régénération, il y en a autant que nous sommes d’êtres humains. Chercher, découvrir, se découvrir, évoluer, comprendre, agir sont des étapes nécessaires à la régénération et à l’apaisement du corps. Nous présentons des capacités d’auto-guérison que nous tenons de toute notre évolution. Enfin, comme le dit un proverbe tibétain, « la maladie est un avertissement qui nous est donné pour nous rappeler l’essentiel ». L’essentiel, c’est tout simplement nos origines remontant à plusieurs milliards d’années. Tout ce dont l’être humain a besoin pour vivre au sein d’un équilibre de santé, en respectant les lois du vivant. Comprendre l’évolution de notre espèce est à mon sens fondamental pour comprendre nos besoins vitaux et y répondre. N’oublions pas que nous sommes tous capables, que notre vie nous appartient et qu’une multitude de choix sont sont possibles. Profitons-en 🙂 Il est intéressant et recommandé d’être suivi par un naturopathe avant de se lancer dans un changement alimentaire, surtout si une MICI est présente.

Pour en savoir encore plus sur la régénération des MICI

– Vidéo TI2018-Ep10- Asthme, acné , maladie de Crohn deux témoignages de jeunes qui ont choisi la vie !, Thierry Casasnovas : mon témoignage en vidéo pour Thierry Casasnovas 

– Vidéo Crohn, MICI, RCH. Vivre de riz et de pommes de terre?, Thierry Casasnovas  
 
Vidéo La maladie de Crohn – Théorie du Dr Jean Seignalet – Maladie d’éliminination, Qinali – Se nourrir se soigner
 
– Vidéo Intestin poreux, sortir du cercle vicieux, Dr. Raphaël Perez- Diagnostiquée Crohn, Jeanne Deumier 
 
– Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet, Jean-Marie Magnien
 
– L’alimentation ou la troisième médecine, Jean Seignalet- Les clés de l’alimentation santé, Michel Lallement

Un article rédigé par :

Manon Touati

Manon Touati

Etudiante en Psychomotricité, Passionnée de Naturopathie et rédactrice chez « Ma place dans l’univers »

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Enquête – Le glutamate monosodique

Enquête – Le glutamate monosodique


Ma petite enquête sur le glutamate monosodique.

Lorsqu’on parle d’alimentation saine, on entend qu’il faut manger moins transformé, moins de viande, moins de laitages et moins de céréales raffinées. On entend moins souvent parler de la toxicité de certains ingrédients alimentaires, moins connus du grand public, qui se retrouvent pourtant très généralement dans notre nourriture. Mon cheminement vers une alimentation saine et vivante m’a amené à me rendre compte de la puissante toxicité du glutamate monosodique sur mon organisme, un additif alimentaire utilisé comme exhausteur de goût et agissant comme un véritable excitant, au niveau cérébral.   

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Je mène l’enquête… 

Atteinte par la maladie de Lyme depuis des années, j’entreprends en janvier 2017 un changement d’alimentation. A cette époque, j’avais évincé de mon alimentation le sucre industriel, le gluten de blé et les produits laitiers. C’était pour moi le début de ma réforme alimentaire. 

Souvent, il m’arrivait de me rendre au restaurant chinois pour le dîner. Une de mes cuisines favorites ! J’étais d’autant plus contente que les restaurants asiatiques n’utilisent généralement ni les produits laitiers, ni le gluten de blé. Je commandais donc une viande à la sauce aigre-douce, une salade de crevettes à la thaï et un riz cantonais. Pas de lait, pas de gluten, pas de sucre en vue ! Sur le papier, tout allait bien. 

Après le restaurant, je rentrais à la maison et me couchait. Et là commençait le début du calvaire nocturne : palpitations cardiaques, réveil en sursaut, impossibilité de m’endormir paisiblement… et puis toujours ce même symptôme étrange : des sensations de flash de lumière derrière mes yeux pourtant fermés à la recherche du sommeil. 

Au fil du temps, j’avais identifié que mes virées culinaires au restaurant chinois aggravaient systématiquement mes symptômes neurologiques liées à la maladie de Lyme, sans comprendre pourquoi. J’ai donc fini par ne plus me rendre au restaurant asiatique.  

Quelques mois après le début de ma réforme alimentaire, je m’engage sur la voie de l’alimentation vivante : des fruits et légumes crus en grande quantité, des jus de légumes à l’extracteur, des graines germées, un peu d’oléagineux… Je découvre une façon de nourrir mon corps et je comprends à quel point l’alimentation peut être un outil merveilleux pour se revitaliser ou de detoxiner.  Je ne mets plus un pied au restaurant chinois et d’ailleurs mes symptômes nocturnes ne sont qu’un mauvais souvenir. 

Jusqu’au jour où…


Un soir, pourtant, ce même flash lumineux revient, des palpitations cardiaques réapparaissent et l’insomnie pointe le bout de son nez. Je sens mon cerveau en ébullition, je réfléchis à toute allure sans le vouloir. Je ne maitrise plus mes pensées qui sautent du coq à l’âne, en un éclair. Je me sens si mal. Pourtant, je ne suis pas allée au restaurant chinois la veille. Je ne comprends rien, décidément. Je finis par m’endormir à 6 heures du matin.  

Lorsque je me réveille, je passe en revue tout ce que j’ai mangé la veille : un jus vert le matin préparé par mes soins, une salade à midi lors d’un repas de famille et quelques fruits crus le soir. Je commence à mener l’enquête et demande à un membre de ma famille la liste des ingrédients de la salade de la veille.

C’est alors qu’il me montre une petite boite verte contenant un assaisonnement déshydratée en m’assurant que « ce ne sont que des herbes naturelles ». Je lis la composition à la recherche de l’ingrédient mystère qui gâche mes nuits, depuis trop longtemps.   

L’étiquette mentionne : « Sel, exhausteurs de goût (glutamate, inosinate et guanylate de sodium), sucre, huile végétale (aux aromates et épices), origan : 4,8%, oignon, extrait de levure, basilic : 2,6%, persil, céleri, laurier, romarin : 0,7%, noix de muscade »

Certes, il y a un peu de sucre – et je n’en mange plus depuis des mois – mais cela ne me paraît pas être le problème. J’ouvre une barre de recherche Google et je tape « glutamate », sans rien connaitre de cet ingrédient à la consonance bien chimique. 

Et là, j’obtiens la réponse que je cherchais depuis des mois. Ce qui aggrave terriblement mes symptômes neurologiques et mes insomnies, c’est cet ingrédient de synthèse – neurotoxique – très utilisé dans la cuisine asiatique et dans les produits de l’agro-alimentaire : le glutamate monosodique. 

Acide glutamique & glutamate, c’est quoi ?

A l’état naturel, l’acide glutamique est avant tout un acide aminé non essentiel présent dans le corps humain. Il joue un rôle de neurotransmetteur, au niveau cérébral chez de nombreux mammifères. Il est présent, sous sa forme naturelle, dans certains végétaux comme les tomates, les amandes ou encore les algues dans lesquels il est toujours lié à d’autres acides aminés. 

A l’état de synthèse, le glutamate ou plutôt les glutamates sont des additifs alimentaires. D’un point de vue chimique, ce sont des sels d’acides glutamiques liés à du sodium, du calcium, de l’ammoniac ou du magnésium. Ils sont ajoutés dans les aliments sous forme libre et produits par hydrogénation des protéines ou par utilisation d’extraits de leveurs ou d’enzymes pour les décomposer. 

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Le sel sodique de l’acide glutamique en tant qu’additif alimentaire n’a plus rien à voir avec l’acide glutamique lui-même, naturellement présent dans notre corps. 

La molécule de synthèse est utilisée en tant qu’exhausteur de goût pour décupler la saveur des plats, exciter nos sens et nos papilles et pousser à une consommation mécanique et addictive de nourriture. En outre, il permet à l’industrie agro-alimentaire de faire des économies en utilisant moins de matières premières nobles sans altérer la puissance gustative du produit final.  

La chasse au glutamate !

On trouve du glutamate dans énormément de plats industriels (plats cuisinés, viandes en sauce…) et de produits raffinés (biscuits apéritifs, bonbons, chips, bouillon cube, charcuteries, sauces…) mais aussi dans des préparations que l’on pense plus saine comme des assaisonnements de salade aux herbes de Provence ou des soupes minute déshydratées. On en trouve aussi énormément dans tous les plats servis dans les restaurants asiatiques.  

Il est généralement écrit « glutamate monosodique » en toute lettre sur les étiquettes alimentaires mais d’autres appellations cachent en réalité l’utilisation certaine de cet ingrédient tels que les additifs E620 à E625 ou encore l’acronyme MSG / GMS. De même, il m’est arrivé de lire que les huiles et protéines hydrogénées, les arômes artificiels et naturels sont très souvent élaborés à partir de glutamate monosodique. 

Les effets néfastes des sels monosodiques

Les experts scientifiques discutent encore de la toxicité de cette molécule affirmant que sous un certain seuil de consommation, le glutamate monosodique serait inoffensif pour l’Homme.
En juin 2017, l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA en anglais) a réévalué la sécurité des glutamates utilisés comme additifs alimentaires et a calculé une dose journalière admissible de groupe de 30 mg par kg de poids corporel par jour pour les six additifs de ce groupe. 

De mon expérience, le glutamate est un puissant poison, plus spécifiquement une excitotoxine c’est-à-dire une substance chimique qui stimule de façon excessive certains types de cellules dans le cerveau, le système nerveux et de nombreux autres organes, à tel point que ces cellules sont endommagées ou meurent. Et c’est exactement ce qu’il m’arrivait lorsque j’en ingérais sans le savoir. Il a suffi que ma salade soit saupoudrée de quelques plantes aromatiques déshydratées au sel monosodique pour que des symptômes violents se manifestent dans la nuit.  

Le glutamate peut être à l’origine d’une pluralité de symptômes comme par exemple : 

  • Dérégulation hormonale de la sensation de faim,
  • Sensation de picotements ou de brûlures,
  • Frissons et tremblements,
  • Sensation de pression sur le visage, 
  • Maux de tête, 
  • Accélération du rythme cardiaque, 
  • Nausée et vomissements… 

La liste étant bien évidemment non exhaustive. 

Glutamate et maladie chronique.

La maladie chronique atteste de la fragilisation de nombreux systèmes de l’organisme. Le système digestif ne fait pas exception à cette règle. En effet, nombres de malades chroniques souffrent d’hyperméabilité intestinale. Autrement dit, la barrière intestinale est endommagée, les intestins ne sont plus en mesure de contrer les agressions alimentaires et laissent passer dans la circulation les molécules toxiques ingérées et notamment le glutamate.

C’est exactement ce qu’il se passait après chaque virée au restaurant chinois. Les molécules de glutamate pénétraient dans la circulation sanguine, passaient la barrière hémato-encéphalite et venaient exciter et perturber le fonctionnement de mes cellules nerveuses. D’où mes pensées qui fusaient dans tous les sens, l’insomnie, les sursauts, les tremblements et les sueurs nocturnes. 

Depuis cette prise de conscience, je n’ingère plus jamais une molécule de glutamate. Adieu riz cantonais et poulet aigre-doux ! Les symptômes nocturnes ont totalement disparu de même que mes douleurs nerveuses périphériques dans les jambes qui m’ont fait souffrir pendant des années. Je suis certaine de la toxicité extrême de cette molécule dont la nocivité est d’autant plus agressive lorsque l’on est atteint par la maladie chronique.  

Un article rédigé par :

Inès L

Inès L

Etudiante en Naturopathie, atteinte par la maladie de Lyme, passionnée par les lois du vivant et la Régénération.

Rédactrice chez « Ma place dans l’univers ».

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La perméabilité intestinale, en cause dans les maladies chroniques et auto-immunes

La perméabilité intestinale, en cause dans les maladies chroniques et auto-immunes


La perméabilité intestinale est très souvent en cause dans de nombreuses maladies de notre monde moderne, et notamment dans le cas des maladies auto-immunes et chroniques, sujet que je souhaite aborder au sein de cet article.

Une petite liste des maladies auto-immunes et chroniques : les MICI (Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin), la sclérose en plaques, la spondylarthrite ankylosante, le psoriasis, polyarthrite rhumathoïde, l’endométriose, l’hypothyroïdie d’Hashimoto, l’hyperthyroïdie…

Qu’est-ce que la perméabilité intestinale ?

Le système digestif, un système à part dans le corps

Le système digestif va de la bouche à l’anus. Il est donc très long puisque parcourt la moitié de notre corps. On imagine donc bien toute son importance dans le corps humain ! Il est l’un des éléments centraux permettant notre survie. Sans lui, pas de digestion ni d’assimilation des nutriments essentiels pour le fonctionnement du corps humain, et donc pas de vie !

Au sein de ce système digestif, nous avons un long tube nommé intestins. Les intestins participent à la digestion des aliments et au passage des nutriments vers le sang et le reste de l’organisme. Le système digestif est un système à part dans le corps. Presque tout ce qui s’y trouve doit y rester. Le molécules qui sont autorisées à passer dans le reste de notre organisme sont filtrées minutieusement et disposent d’un droit de passage très strict (ça ne rigole pas !)

Le système digestif

Le système digestif présente des milliards de bactéries et de microbes (qui constituent en partie notre flore intestinale, aussi appelée microbiote) nécessaires au bon fonctionnement du corps et plus particulièrement à la digestion mais qui sont très toxiques pour le reste de l’organisme. Pour protéger notre organisme du passage de ces molécules dans le reste du corps, il existe la barrière intestinale, aussi nommée muqueuse intestinale.

Muqueuse intestinale ou barrière intestinale (en rouge)

Pour bien comprendre le fonctionnement digestif dans le corps, nous pouvons prendre une image. Le corps est une maison, le système digestif sont les toilettes (pièce totalement choisie au hasard ! :D) et le reste du corps représente les autres pièces de la maison. Les toilettes sont une pièce de la maison essentielle à son bon fonctionnement. En revanche, tout ce qu’il se passe aux toilettes doit rester aux toilettes et ne doit pas en sortir sinon cela deviendrait nocif pour le reste de la maison (microbes, bactéries et l’odeur ! :D) Il en va de même pour le fonctionnement du système digestif. Tout ce qu’il se passe dans le système digestif doit y rester et ne pas en sortir, sinon cela deviendrait nocif pour le reste du corps !

Pour protéger l’ensemble de notre organisme de toute l’activité intense de notre système digestif, notre corps est particulièrement bien fait puisqu’il dispose d’une barrière intestinale (ce sont les murs bien solides et résistants de nos toilettes !)

Le bon fonctionnement de la barrière intestinale est donc essentiel pour éviter d’envahir le corps par des milliards de molécules qui seraient extrêmement toxiques voire fatales pour lui.

Le fonctionnement de la barrière intestinale

La muqueuse intestinale est un amas de cellules intestinales collées entre elles par des jonctions serrées. Les jonctions serrées sont centrales dans le bon fonctionnement de la barrière intestinale. La muqueuse intestinale est imperméable lorsque toutes les cellules intestinales sont reliées et collées entre elles afin qu’il n’y ai aucun trouet donc aucune porosité intestinale. Elle remplit donc bien sa fonction de protection afin qu’aucune molécule indésirable passe dans le reste du corps.

Il peut néanmoins arriver que les jonctions serrées ne remplissent pas correctement leur rôle de protection, engendrant des trous dans la muqueuse intestinale. C’est ici que nous parlons de perméabilité ou d’hyper-perméabilité intestinale. Les intestins ne sont en effet plus imperméables ! La filtration très minutieuse des molécules dont nous avons parlé précédemment ne peut alors plus s’effectuer. Toutes les molécules sans distinction passent dans le reste du corps ! C’est là que les ennuis commencent. Des milliards de molécules indésirables et toxiques qui doivent rester dans le système digestif rejoignent le sang, la lymphe, les organes, les muscles ou encore les articulations. Tout l’instinct de survie de notre corps se met alors en route pour nous défendre contre ces molécules toxiques qui n’ont rien à faire là !

La muqueuse intestinale et ses jonctions serrées, à l’origine de la perméabilité intestinale

Auteur : Dr. Michel Lallement, Les clés de l’alimentation santé

Le fonctionnement du système immunitaire

Le système immunitaire détient pour fonction de défendre le corps contre les infections et les maladies. Notre système immunitaire déploie alors tout son arsenal pour rechercher et attaquer ces molécules toxiques qui peuvent générer un dysfonctionnement de nos organes, de nos muscles, de nos os, de nos articulations ou encore de notre cerveau… ! On parle de réaction immunitaire.

Le système immunitaire dispose de différentes catégories de cellules détenant des missions bien précises pour éradiquer au mieux et le plus efficacement possible les molécules toxiques. Les missions sont alors réparties entre chaque catégorie de cellules.

La première catégorie cherche les cellules malsaines et les substances étrangères et toxiques pour notre corps. La seconde catégorie est la donneuse d’alerte en cas de détection de corps toxiques et envoie des messages d’alerte à la troisième catégorie pour l’informer d’une attaque. Enfin, la troisième catégorie attaque et détruit ces micro-organismes toxiques qui génèrent des infections (par les bactéries, virus, champignons et parasites) ou des cellules malsaines (cellules cancéreuses par exemple). Parmi ces corps étrangers toxiques, nous retrouvons les molécules qui se sont enfuies du système digestif à cause des trous présents dans la muqueuse intestinale !

Notre système immunitaire enclenche donc tout ce processus de défense et d’attaque au sein de notre organisme pour nous protéger de ces molécules toxiques.

Pour bien tout comprendre et qu’il n’y ai aucune confusion, reprenons l’image de la maison. Les différentes catégories de cellules du système immunitaire sont incarnées par chaque personne habitant la maison. Et les molécules toxiques qui ont pénétré tout le corps représentent toutes les bactéries toxiques qui sont sorties des toilettesalors qu’elles auraient du y rester (de notre système digestif !) La maison est alors remplie de bactéries et l’objectif commun des habitants est d’éradiquer toutes ces bactéries qui pourraient les contaminer. Chaque habitant dispose d’une mission bien précise et ont pour objectif commun de nettoyer toute la maison pour tuer toutes les bactéries (déclenchement du système immunitaire !) Le premier habitant recherche les bactéries. Le second habitant envoie des messages au troisième habitant pour l’informer d’un envahissement toxique et ennemi de bactéries dans la maison. Enfin, le troisième habitant attaque et détruit, à l’aide de produits ménagers très puissants, les micro-organismes qui ont envahi la maison et qui peuvent être à l’origine de dommages corporels et de maladies.

C’est donc une vraie guerre qui se met en place dans la maison (dans tout notre corps !) entre deux camps : les habitants (le système immunitaire !) et les bactéries (les molécules toxiques !)

Une guerre amène souvent à beaucoup de dégâts, de blessés, de souffrance, de fatigue et de morts. Dans notre corps, il peut ainsi y avoir énormément de dégâts après cette réaction immunitaire, notamment au niveau des cellules, des organes, du cerveau, du système hormonal, des articulations, du cerveau ou encore des os. Une fatigue peut être ressentie après tout ce travail immunitaire qui s’est activé jour et nuit pour évacuer toutes les molécules toxiques afin de nous protéger.

Déclenchement des maladies auto-immunes

Ce processus représente le déclenchement et l’installation d’une maladie auto-immune. Comme son nom l’indique, c’est une maladie où notre système immunitaire se retournent contre nous et nous attaque. Les antigènes sont normalement actifs en cas d’infection (grippe…) Le système immunitaire ne fait donc pas la différence entre les pathogènes extérieurs et lui-même : il n’y pas de reconnaissance du « soi » qui est pourtant essentielle pour ne pas s’auto-attaquer. Il s’attaque ainsi aux constituants normaux de l’organisme, à savoir les molécules bénéfiques pour les intestins qui ont fuité, devenant toxiques pour le reste du corps.

En somme, l’idée est que chaque molécule doit rester à sa place, doit faire son travail sans sortir de sa zone de prédilection, sinon c’est tout le système corporel qui dysfonctionne.

Ambivalence de l’inflammation : défendre et attaquer son propre corps

 

Lors d’une réaction immunitaire dite normale, les cellules immunitaires libèrent des molécules inflammatoires(cytokines) afin de lutter contre la dissémination des pathogènes dans le corps. L’inflammation est la réaction normale de l’organisme face aux blessures et aux infections pour se protéger de l’infection.

Inflammation dite normale pendant la réaction immunitaire

Dans une réaction auto-immune et face aux molécules qui se sont enfuies des intestins (à cause de sa porosité), l’inflammation va être localisée tout particulièrement au niveau des intestins mais aussi dans les autres parties du corps qui auront accueilli les molécules toxiques (articulations, cerveau, organes…)

Cette réaction auto-immune est à la fois bénéfique et dysfonctionnante. Elle est bénéfique puisque si les molécules échappées de nos intestins restaient dans les parties de notre corps qui ne sont pas faites pour les accueillir, nous ne survivrions pas. Et elle est dysfonctionnante parce que le corps s’auto-attaque.

De plus, l’inflammation peut être particulièrement virulente et chronique si les molécules toxiques continuent à passer en permanence à travers la muqueuse intestinale. C’est une inflammation qui pourra alors être quasi permanente si la réparation de la barrière intestinale ne s’effectue pas. C’est ainsi que certains organes peuvent se retrouver abîmés voire détruits.

Conséquences  : les maladies

C’est donc avec tous ces événements en cascade, ayant pour origine une muqueuse intestinale poreuse, que les maladies chroniques et auto-immunes peuvent s’installer. Si la réparation de la barrière intestinale ne s’effectue pas, le système immunitaire est sans cesse sollicité et mène une guerre impitoyable dans tout le corps qui en pâtit. Ce système immunitaire, submergé de travail, finit par s’affaiblir puisqu’il n’a plus de repos. Les molécules toxiques peuvent alors malheureusement s’installer partout dans le corps. C’est ainsi que nous pouvons rentrer dans un cercle vicieux : plus il y a de molécules toxiques qui pénètrent le corps et plus le système immunitaire s’affaiblit, et plus le système immunitaire s’affaiblit, plus les molécules toxiques pénètrent le corps. Les maladies auto-immunes, chroniques mais aussi saisonnières ont alors champ libre.

De plus, cette muqueuse intestinale hyper-perméable peut entraîner une mauvaise assimilation des nutriments ainsi qu’une dénutrition puisque remplie de trous et usée, générant une atrophie des villosités intestinales qui sont pourtant nécessaires à l’assimilation des aliments.

Villosités intestinales normales / Atrophie villositaire

C’est donc tout le système corporel qui s’use, se fatigue au profit de l’émergence et de l’installation de maladies appelées maladies auto-immunes, maladies chroniques ou encore maladies inflammatoires.

Les origines de la porosité intestinale

L’objectif, pour réparer sa muqueuse intestinale, est de connaître les origines de sa porosité.

Plusieurs facteurs entrent en jeu : des facteurs génétiques certes (nous avons tous nos failles génétiques qui peuvent induire certaines faiblesses organiques), mais aussi et surtout des facteurs épigénétiques !

L’épigénétique est une discipline en biologique qui étudie la nature des mécanismes modifiant, de manière réversible, transmissible (lors des divisions cellulaires) et adaptative, l’expression des gènes sans en changer leur ADN. L’idée est que notre environnement détient donc une grande importance dans le fonctionnement de notre organisme.

L’épigénétique inclue tous les facteurs environnementaux pouvant jouer sur notre état de santé : l’alimentation, le stress, l’activité physique, les médicaments, notre état psychique et émotionnel, notre façon de penser, l’air ou encore l’eau. Tous ces éléments représentent les diverses origines de notre perméabilité ou de notre imperméabilité intestinale. Notre environnement détient donc une action directe et profondément importante sur notre corps !

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Le stress et la perméabilité intestinale  (Auteur Bmoove.com)

Comment conserver ou rétablir l’imperméabilité intestinale ?

Maintenant que nous connaissons les causes de la perméabilité intestinale, il est intéressant de se demander comment et de quelle(s) façon(s) nous pouvons influencer son état.

L’alimentation est un élément primordial à prendre en compte pour réparer la muqueuse intestinale. Une alimentation industrielle, transformée, chimique n’a plus rien de naturel et est par conséquent hautement inflammatoire. Pourtant, nous sommes issus de la nature et nous sommes développés organiquement et corporellement avec elle pendant des millions d’années. C’est grâce notamment à cette alimentation naturelle que nous avons pu nous construire pour devenir les êtres magnifiques que nous sommes aujourd’hui. De plus, notre fonctionnement digestif ne s’est pas modifié durant ces derniers milliers d’années. Apporter les aliments digestes et digérables pour notre corps est très important. Les aliments non reconnus par notre système digestif viennent l’inflammer et tout particulièrement au niveau de la muqueuse intestinale, présente tout le long des intestins, soit sur une longueur d’au moins 6 mètres ! Si inflammation il y a, celle-ci peut donc être présente sur une très grande partie du corps (au moins 6 mètres) ! Face à cette inflammation, le système immunitaire va alors se mettre en route.

L’alimentation conseillée est une alimentation brute, biologique, anti-inflammatoire, naturelle et hypotoxique(en référence aux travaux de Jean Seignalet : sans gluten, sans lait animal, sans maïs, cuisson douce) : fruits frais entiers, légumes frais entiers, riz, patates douces, sarrasin, quinoa, graines, oléagineux, petits poissons gras en petite quantité et huiles végétales hormis les huiles d’arachides. Éviter le sucre (sauf celui des fruits, des légumes et des glucides) est aussi primordial parce que très inflammatoire !

Cette alimentation est, bien sûr et comme toujours, à adapter selon les possibilités de chacun. Selon vos possibilités, l’idéal est de se détacher des circuits industriels et des aliments transformés. Je vous conseille de manger des aliments bruts et biologiques au maximum.

L’évacuation des déchets toxiques présents et stagnants dans tout notre organisme, y compris dans nos intestins, est aussi importante. Ils peuvent en effet induire de l’inflammation. Cela peut passer par l’alimentation, le jeûne sur plusieurs jours ou le jeûne intermittent, l’activité physique, l’hydrologie, les massages, le sauna, les huiles essentielles ou encore les plantes. Ce processus nécessite d’avoir des organes émonctoires (organes d’élimination des déchets : le foie, les reins, la peau, les intestins et les poumons) en bonne forme. Il est aussi intéressant de soutenir ces organes durant l’évacuation de ces déchets (c’est important de bien les aider parce qu’ils vont travailler dur !) par des plantes adaptées au soutien de chaque organe, des bouillottes ou des cataplasmes à l’huile de ricin par exemple.

La diminution du stress est essentielle dans ce processus de reconstruction de la muqueuse intestinale. Le stress est en effet très inflammatoire. Il est pourtant présent de manière massive dans nos vies et peut être diminué par les effets apaisants et anti-inflammatoires de l’alimentation, de l’activité physique et des mouvements corporels, des soins psychologiques et émotionnels (psychologue, méditation, Yoga, recentration sur ses ressentis, Pilates…), des soins énergétiques, le fait d’être heureux quotidiennement dans son activité professionnelle et personnelle, éviter les personnes et situations toxiques et anxiogènes en s’entourant de personnes aimantes et d’animaux(les chats c’est la vie !) 😀

Et surtout ne pas oublier de se sentir à l’aise pour réduire son stress !

Enfin, écouter les mots (maux) de son corps, ses douleurs mais aussi ses moments de bien-être est primordial pour s’adapter à ses besoins, abaisser le niveau de stress au profit d’un apaisement corporel et psychique global.

Conclusion

La qualité de la muqueuse intestinale est primordiale pour n’importe quelle personne, et encore plus pour les personnes présentant une maladie chronique et auto-immune ! Comprendre le fonctionnement du système immunitaire, c’est comprendre en grande partie le fonctionnement de ces maladies. Et c’est en comprenant que nous pouvons agir ! Nous avons vu qu’une grande part d’épigénétique était présente chez chacun d’entre nous. Cela signifie que nous pouvons apporter beaucoup à notre corps qui nous demande du calme, de l’apaisement, du mouvement et un respect de la qualité de ce que nous lui apportons. Une multitude de solutions nous sont offertes. Écoutons-nous, découvrons-nous et essayons d’apporter un maximum de bonheur à notre corps.

Pour en savoir encore plus sur la perméabilité intestinale

–  Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet, Jean-Marie Magnien

–  L’alimentation ou la troisième médecine, Jean Seignalet

–  Les clés de l’alimentation santé, Michel Lallement

–  Vidéo « Intestin poreux, sortir du cercle vicieux », Dr. Raphaël Perez

Un article rédigé par :

Manon Touati

Manon Touati

Etudiante en Psychomotricité, Passionnée de Naturopathie et rédactrice chez « Ma place dans l’univers »

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