Dans les pas d’Hippocrate : pratiquer une hygiène de vie naturelle pour être en bonne santé.

par | Juin 23, 2019 | Articles


L’hygiénisme est un mode de vie touchant du doigt les principes de base pour être en bonne santé. Il donne une vision holistique de la maladie, différente de ce que la médecine moderne applique. Il cherche à tendre vers une qualité de vie en accord avec la nature, avec le corps et aussi l’espace environnant.

C’est dans cette recherche d’accomplissement, d’un désir d’aimer son corps, de l’aider à réaliser ses tâches physiologiques correctement, que l’hygiéniste va adopter quelques comportements de base, socle de pratiques encore plus profondes comme le jeûne, la méditation, les purges ou encore la pratique de l’amaroli.

Ensemble, nous allons explorer quelques pistes simples et faciles à mettre en place pour accompagner son corps, l’aider à se nettoyer sans le forcer, mais aussi le renforcer, le rendre plus performant, plus alerte et léger.

C’est dans les pas d’Hippocrate, dans sa pensée et sa méthode, d’une vision ancestrale de la santé et de la maladie, du bien-être par la connaissance de son corps, par la joie de découvrir les formidables capacités dont nous disposons, que je vous invite.

Mon corps est ce que je mange

« Que ton aliment soit ta seule médecine » Hippocrate

Le premier pilier de l’hygiénisme est l’alimentation. Savoir se nourrir est la clef d’un corps et d’un esprit en bonne santé !

Il n’y a qu’a regarder autour de nous, les malades sont toujours ceux qui ne respectent pas une alimentation (physique et spirituelle) adaptée à leur physiologie. Toujours, car une fois que la digestion de nos émotions et de notre alimentation ne se fait plus correctement, l’organisme tombera malade.

Alors, il est vrai que certains peuvent se permettre des écarts quotidiens, ils n’en souffriront pas de la même manière que d’autres qui ont une capacité digestive différente, ni la même force organique. Nous sommes tous différents les uns des autres et il nous faut accepter nos faiblesses au même titre que nos forces.

C’est dans cette direction que nous pouvons regarder : Quelle est l’alimentation la plus adaptée à mon corps ?

Et bien, qu’importe la maladie, qu’importe les faiblesses organiques, qu’importe même le rythme de vie, la seule alimentation bonne pour nous est celle qui nous vient de la nature. Ce sont les aliments naturels et frais, biologiques et issus d’une agriculture respectueuse de son sol. Les fruits et les légumes, les huiles de première pression à froid, les oléagineux, les céréales complètes et non raffinées, les aliments lacto-fermentés, et pour ceux qui mangent de la viande, qu’elle provienne alors d’élevage en plein air, nourrie à la source de la nature.

Ainsi, la première étape à mettre en place dans une optique de santé hygiéniste est de « naturaliser » la base de notre alimentation. Fini les sucres, farines et sels raffinés, fini les huiles préchauffées, fini les légumes contaminés à base de pesticides et d’engrais chimiques, de conservateurs et de colorants, d’édulcorants et d’inhibiteurs.

Bref, il en est fini des poisons, que ton alimentation soit bonne pour toi, qu’elle soit riche en éléments nutritifs, vivants et constructifs. Car si tous les jours nous mangeons des produits raffinés contenant des sucres industriels, des résidus chimiques de pesticides, tous les jours nous nous empoisonnons.

Inversement, avec une belle alimentation, c’est à la vie que nous ouvrons les bras, à cet amour que nous avons pour nous, notre corps et notre vie.

Notre nourriture est notre colonne vertébrale, sans elle rien n’est possible, nous ne pouvons pas vivre correctement.

Pour plus d’informations : Cet article ne parle que de l’hygiène alimentaire et développe le sujet !

Et la « nourriture spirituelle » alors ?

La nourriture physique est une chose et la nourriture spirituelle, émotionnelle, en est une autre, les deux s’articulant parfaitement bien et fonctionnant de paire.

Faisons ce que nous aimons, apprécions la compagnie de ceux qui nous font du bien, nourrissons nous de nos passions… Bref aimons pratiquer la vie qui s’offre à nous ! La musique, les balades dans la nature, l’amour, la joie, le bonheur d’être à notre place, celle que nous choisissons tous les jours.

Cette nourriture de l’esprit, si elle devient acide par les combats difficiles, par la maladie, par la colère, la rage et la haine, la peur et la tristesse, la solitude et la résilience, la dépression et l’angoisse, ce n’est pas grave. Il nous faut aussi passer par là, par nos expériences qui nous font grandir, nous découvrir encore un peu plus.

Il nous faut juste suivre la voie du coeur dans ces moments là, accepter, pardonner, se libérer de nos entraves. Le lâcher prise est un outil formidable, à pratiquer sans modération et dans tous les cas nous ne sommes jamais seul, jamais totalement incompris, la vie nous entoure et ses énergies seront toujours là pour nous, quoi qu’il se passe.

Les poisons de l’esprits deviennent des poisons pour le corps et comme le dit si bien Bouddha :

« Rester en colère, c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de le jeter sur quelqu’un, c’est vous qui vous brûlez ».
 
Un corps qui vit est un corps qui bouge

Le deuxième pallier hygiénique, fondamental aussi car nécessaire à l’expression de la vie, est de savoir éliminer, savoir faire bouger ses humeurs, savoir respirer, transpirer, de la manière la plus naturelle qui soit, la plus physiologique possible.

« La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin »  Hippocrate

Cette force de caractère, cette force d’âme qui nous habite tous, qui abrite nos convictions, qui rassure nos indécisions, qui nous englobe, nous permet de vivre, c’est notre force vitale, cette énergie imperceptible et qui, pourtant, nous permet de vivre dans notre corps.

Le qi, souffle vital en chinois, le prâna des indiens, toutes les vieilles traditions nous parlent de notre force vitale.

Cette force, cette puissance que nous avons tous, qui détermine notre santé, notre état de fatigue, notre puissance intellectuelle, notre capacité d’aimer, est à préserver. Elle est la quintessence de notre être. Sans elle, rien n’est possible.

Nous avons vu comment la nourrir, car elle, le corps et l’esprit, ne font qu’un, indivisibles, unis dans ce que nous sommes de plus profond. Mais plus que la ravitailler, il faut savoir aussi la faire respirer, la faire bouger. En bref, il nous faut apprendre à la faire circuler.

Nombreuses sont les techniques, la méthodologie acquise de longue date et enseignée dans différentes disciplines, de l’énergétique aux massages, de la réflexologie à l’acupuncture… L’hygiène la plus simple et la plus accessible reste l’activité physique.

Bouger son corps, c’est faire bouger ses organes, son sang et sa lymphe, c’est faire respirer ses cellules. Du bouger au respirer, et du respirer au circuler, la vie se manifeste de la manière la plus belle, la plus profonde, par l’activité physique.

Nous pouvons totalement nous reconstruire par le sport, nous nettoyer, nous régénérer par une activité régulière, salvatrice et architecte de notre corps. Le tout est de voir l’intérêt de pratiquer une activité quotidiennement, à notre rythme, en fonction de nos possibilités et cela jusqu’à augmenter notre débit sanguin, notre rythme cardiaque, faire fonctionner notre transpiration. C’est ici que le processus de nettoyage physiologique s’enclenche, et comme tout est un, le mental sera aussi nettoyé.

Il faut aussi savoir prendre des pauses, accepter le repos de notre corps, l’écouter. Notre intuition est notre plus grand guide, à nous de l’entendre, de savoir l’écouter, la comprendre et la respecter.

Mon corps est une balance : Apprendre à établir un équilibre entre le mental et le physique

« L’homme doit harmoniser l’esprit et le corps » Hippocrate

Cette notion est fondamentale, car si l’on est trop dans les nuages ou trop terre à terre, le déséquilibre s’installe. Que cela soit d’un côté comme de l’autre, l’inégalité entrainera une perte d’énergie qui débouchera sur le « mal a dit ».

Souvent, il est question du mental qui a tendance à prendre toute l’énergie dédiée à l’ensemble du corps. Il l’a gobe et la garde pour lui. Ce vélo qui tourne en permanence dans notre tête, le stress de la vie moderne, le fait de ne pas être ancrer à la nature, tout cela nous déconnecte et nous pousse dans les bras de notre psyché. Il faut donc apprendre à décongestionner cette zone de surchauffe, notre stress accumulé, afin de laisser l’énergie circuler librement.

Mais comment faire lorsque l’on ne voit pas le bout du tunnel ?

Comment pratiquer cette harmonisation nécessaire au bon fonctionnement du corps et à la bonne élimination des émotions stagnantes de l’esprit ?

Le sport 

Eh bien, encore une fois, le plus simple est l’activité physique. Elle va littéralement permettre de décongestionner le mental et au bout de trente minutes environ on sent une paix s’épanouir en nous, nos glandes endocrines sécrètent les bonnes hormones et les mauvaises sont éliminées. L’information circule, le sang parcourt bien plus vite son trajet habituel, les organes se nettoient, la peau respire, bref le corps prend le pas sur le mental, l’harmonie s’installe.

La méditation 

Elle aussi est une clef essentielle, car elle est permissive, elle laisse libre court à nos pensées le choix de s’exprimer. Elle donne à la conscience, notre être supérieur, la possibilité de s’incarner plus encore dans la matière, notre corps physique.

Tous les méditants le disent, sans exceptions aucunes, la méditation (ou tout simplement la relaxation de l’esprit) est une panacée dont il est difficile de se passer une fois les premières difficultés de concentration dépassées.

La respiration

L’art de la respiration, que cela soit lors de la méditation, du sport ou encore de la pratique de la cohérence cardiaque, est essentielle à la bonne circulation de nos idées, de nos émotions.

Apprendre à mieux respirer et renforcer notre capacité respiratoire est l’une des routes permettant à l’harmonie de s’installer.

La nature

Enfin, le contact de la nature, surtout de manière prolongée, permet de s’ancrer, de nous retrouver, nous reconnecter, loin de la jungle du béton et de la pollution, du bruit et de l’excitation. C’est la manière la plus douce que de s’apaiser à la chaleur du soleil, de se rafraîchir à l’énergie de la pluie, le son du vent dans les arbres, le rapport de nos pieds à la terre, les fleurs qui exaltent leur senteur… À pratiquer avec passion !

Le repos du corps, fondamental au processus de nettoyage et de reconstruction

Un corps en bonne santé est un corps reposé. Ce repos est primordial, nous ne pouvons espérer être en bonne santé si nous ne faisons pas attention à notre hygiène du sommeil. Sa qualité est partie prenante de notre capacité réactionnelle à vivre de la manière la plus paisible possible. Nous ne pouvons réfléchir correctement si nous sommes épuisés et il en est de même pour notre organisme, il ne peut fonctionner de manière optimale sans le travail de réparation journalier que le corps effectue lorsqu’il est au repos, et plus spécifiquement en sommeil, profond et réparateur.

Plusieurs paramètres sont à prendre en compte dans la qualité du sommeil :

Le premier est l’heure du coucher. On ne le répètera jamais assez, mais les heures avant minuits comptent double, et donc plus tôt on se couchera, mieux le corps récupèrera.

Ensuite, et cela c’est une petite technique de naturopathe, mais pensez à manger léger le soir et espacez au maximum le dernier repas de l’heure du coucher, car plus on mange et plus le repas demande des efforts de digestion, plus le sommeil sera pénible à se faire sentir. Cela est normal, un corps qui digère, surtout des aliments de faibles qualités et lourds, sera un corps trop excité pour dormir, ses sens sont en alerte et ses fonctions battent à plein régime.

Après, le niveau d’encrassement du corps, de congestion des organes et des liquides, joue aussi son rôle, et là est l’intérêt d’une hygiène de vie respectable et acquise dans la durée.

Le stress joue également un rôle important dans le dérèglement du sommeil et les exercice de respiration, de relaxation, de méditation, avant de dormir sont toujours une arme efficace, et si ils ne suffisent pas certaines plantes peuvent grandement aider. Je vous invite à vous diriger vers un naturopathe, car l’utilisation des plantes n’est pas à prendre à la légère, mais celles que je vais vous proposer sont assez faciles d’utilisation et relèvent aucune contre indication : La valériane, l’aubépine, la mélisse, le passiflore… Petit bémol pour les femmes enceintes !

Le contact avec la nature est aussi d’une grande aide, cela fait du bien de faire un bain de forêt une fois par semaine et beaucoup dès le printemps. Le corps se nettoie littéralement au contact de la nature, ce qui nous amène à la dernière partie de l’article !

 
Mon corps, comme une pile, a besoin de se recharger ! 
 
Le contact avec la nature, surtout quand nous sommes malades, quand la maladie vient frapper à notre porte, est une alliée incroyable.

En naturopathie, nous savons l’importance que revêt la nature, sa présence, car quand l’énergie du corps ne circule plus ou vient à manquer, seul le contact avec les éléments naturels pourra recharger le corps. C’est une réalité intangible, inchangée et immuable, nous ne pouvons vivre heureux et en bonne santé sans la nature… C’est malheureusement le drame de notre époque où tout est sujet à la polluer.

« C’est la nature qui guérit les malades »  Hippocrate

Il a totalement raison, c’est par le soleil, le vent et la pluie, la lune, l’eau et la terre, que notre corps se recharge. Le contact avec le vert aussi, couleur de la guérison de nos druides et couleurs du coeur pour les indiens. Le vert, cette couleur est la plus belle des infirmières.

Que cela soit lors d’une ballade en forêt, une farniente au bord d’un lac, d’une rivière ou de la mer, le corps se rechargera de son environnement. Dormir en foret le printemps, marcher pieds nus dans les feuilles mortes de l’automne, se nourrir de la terre à son contact, cela rechargera. Le soleil, même 10 minutes, fait un bien fou, la pluie, l’été, humide et chaude, nettoie et régénère. Le vent, quant à lui, cet élément indomptable, volatile, fouette notre corps, il le stimule, l’aide, lui dit de se réveiller !

Le seul conseil que je vous donnerais ici est de sortir ! Sortez de vos cases, de vos boites, de votre confort, allez au devant de la nature, au devant de la joie, au devant de l’espoir !

Un article rédigé par :

Adrien Ruet

Adrien Ruet

Étudiant en 4e année au sein d’ISUPNAT (l’institut supérieur de naturopathie). Digital nomade, hygiéniste, fondateur du Webmédia « Juste Naturo » et rédacteur chez « Ma place dans l’univers ».

Son site internet : https://www.justenaturo.com

Son facebook : https://www.facebook.com/justenaturo/

Son instagram : https://www.instagram.com/juste_naturo/

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